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Paris, une mairie riche qui emploie beaucoup de précaires ! Nous sommes plus de 15 000 agents non titulaires et en contrats précaires - vacataires, CDD, contrats aidés, CDI. Tous, nous contribuons au côté des fonctionnaires à faire vivre les services publics parisiens. Et pourtant, en tant que « non titulaires », nous pouvons voir nos contrats ne pas être reconduits ! Et contrairement à ce qui est écrit dans les textes, nombreux sont les contrats qui se substituent à des emplois « permanents ».
La précarité, ça suffit ! Pour mieux se rendre compte des conséquences de cette gestion libérale des salariés, quelques exemples édifiant : Dans une Ville internationalement connue pour sa richesse culturelle, son service public de la culture repose sur des précaires. C’est le cas de tous les musées comme au Petit Palais avec les 11 vacataires qui travaillaient depuis plus de 4 ans ! Sans compter les vacataires d’exposition qui se succèdent ou les vacataires qui remplacent les agents sur des « pauses repas » ! Dans une Ville qui se targue de favoriser ‘l’insertion’ de plus de 1300 personnes en contrats aidés (CAE, Contrat d’avenir), nombre d’entre eux, n’ont pas de tuteurs formés, ni de temps pour chercher une vraie solution d’emploi durable, alors même qu’ils sont une ‘main d’œuvre’ à moindre coût (exonérations de charges) et corvéable à merci ! Dans une Ville qui met en avant la petite enfance, les psychologues chargés d'aider les équipes de ce secteur sont vacataires, certains depuis plus de 10 ans. La Municipalité leur propose une contractualisation avec une perte de salaire de 10%. En 2006, la Ville de Paris a licencié des psychologues vacataires présents depuis plusieurs années. En 2007, elle créé des postes aux concours en deçà des besoins et des emplois occupés par les non titulaires !
Nos difficultés sont pourtant bien connues ! Trouver un logement, obtenir un emprunt, attendre dans l’angoisse le renouvellement des contrats. Nous sommes aussi davantage exposés et vulnérables aux pressions de la hiérarchie s’agissant des horaires ou des charges de travail…
Pour un plan de résorption de l’emploi précaire !
C’est possible ! A la Dases et la Dasco, des contractualisations et titularisations ont été obtenues même si on est encore loin du compte !
La titularisation :
La contractualisation dans de bonnes conditions :
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