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Nous sommes sous-payés et notre régime indemnitaire ne rééquilibre pas la situation. Alors que nous sommes un maillon indispensable au bon fonctionnement des services administratifs, notre travail, notre compétence, notre qualification ne sont pas reconnus. Au fil des temps, le corps des adjoints administratifs a été dévalorisé.
Ce n’est qu’en 2002 que les adjoints administratifs ont touché la valeur de 13 heures supplémentaires au lieu de 6 auparavant, sous le libellé d’IAT1 (Indemnité d’Administration et de Technicité 1), ce n’était que justice. Ce fut la seule mesure prise allant dans le bon sens pour nous, cependant, nous restons l’un des corps avec un régime indemnitaire des plus faibles (selon le bilan social 2007, il représente près de 17% de notre salaire, alors que d’autres corps perçoivent jusqu’à 34%, voire plus).
Certaines catégories de personnels ne sont pas pénalisées pour avoir été malades. Nous demandons, là encore, d’être logés à la même enseigne, d’autant plus que, souvent, nous retrouvons tout notre travail à rattraper à notre retour, sauf pour quelques tâches bien particulières et urgences.
REFONTE DE NOTRE GRILLE INDICIAIRE
A l’origine, le système des éléments variables a été institué pour compenser la faiblesse des salaires dans la Fonction Publique. Ce qui était vrai à l’époque, l’est d’autant plus aujourd’hui où notre rémunération a perdu plus de 20% de son pouvoir d’achat en 25 ans (depuis 1982).
Actuellement, ne sont pris en compte pour la retraite que les éléments variables n’excédant pas 20% de notre salaire, et le bénéfice au moment de la retraire est aléatoire dans la mesure où le reversement de la RAFP (Retraite Additionnelle de la Fonction Publique ) est conditionné par une gestion saine et pérenne des fonds, alors qu’ils dépendent des fluctuations des marchés financiers !!!!
POUR UNE AUGMENTATION DE NOTRE REGIME INDEMNITAIRE
Dans l’attente, donc, d’une nouvelle grille et d’un 13ème mois, nous demandons au Maire de Paris une augmentation substantielle de l’IAT1 pour couvrir cette perte de pouvoir d’achat, ce qui représenterait une majoration minimum de l’IAT1 de 250€.
Quant aux autres indemnités (les IAT2, PR2, IAT3),
En effet, ces indemnités sont sensées tenir compte de notre « manière de servir ». Rien n’est plus subjectif, aussi tout reproche sur notre « manière de servir » ne doit se régler sournoisement par le biais des primes ou de l’avancement, mais doit se ressentir dans la notation ou par signalement écrit, afin que nous puissions nous expliquer et nous défendre, au besoin accompagnés par un représentant syndical. Une reconnaissance juste de notre travail participe à la bonne marche d’un service et au bon fonctionnement du Service Public. De même, il n’est pas admissible que le montant des indemnités versées dépende des postes occupés. Dans un Service Public, il ne doit pas y avoir des tâches « nobles » et d’autres pas, elles sont toutes utiles à l’accomplissement du Service Public et donc indispensables. Lors des prochaines élections professionnelles, exprimons-nous, lançons un avertissement à la Mairie de Paris sur notre volonté d’être enfin écoutés et entendus.
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