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La Politique de RGPP
François Fillon, 1er Ministre affirmait le 10 octobre 2008, devant un parterre, tout acquis à la cause, qu’à propos de la réforme de l’Etat : « La réforme de l’Etat suppose que nous soyons courageux, que chacun d’entre nous accepte qu’il y ait moins de services, moins de personnels, moins d’Etat sur le territoire ». Ainsi serait délégué dans le cadre d’une restructuration territoriale de regroupement aux régions, aux départements, aux communes le pilotage des politiques publiques sur le territoire. Pourtant, dans le même temps, la réduction brutale des dotations de l’Etat, la réforme de la Taxe Professionnelle, … ne pourront que pousser les collectivités territoriales, fautes de rentrées financières suffisantes, à économiser sur leur fonctionnement et organiser ainsi le recul du service public. Cet ajustement ne pourra qu’accroître les inégalités de ressources entre collectivités et alourdir l’impôt local.
Ainsi, il promet :
L’aide attendue pour l’emploi n’était pas au rendez-vous
Où sont passées les aides de l’Etat pour les salariés publics/privés Les défaillances d’entreprises en cascade (+ 46 000 chômeurs en 2008, selon l’UNEDIC), le blocage des salaires et la diminution sensible du pouvoir d’achat ne peuvent qu’inquiéter durablement le monde du travail.
A qui profite la crise ?
Le gouvernement traînait des pieds il y a quelques mois encore, pour mettre en place le revenu de Solidarité Active, devant permettre aux privés d’emplois de retrouver un travail, il manquait alors 1 milliard ?
L’inflation, la déprime et la récession s’installent
La crise financière ne peut cacher les choix faits pour les plus riches par le gouvernement.
Rappelez-vous : « Alors que les Caisses étaient vides ! »
La politique financière tournée vers les plus riches, une provocation !
La volonté de récession sociale affichée par le gouvernement, se trouve confortée par la situation économique. La crise est un outil à utiliser par les puissants pour réformer et faire avaler les remises en cause d’acquis sociaux. Dans ce contexte, croyez-vous qu’ils marqueraient pourtant une pause dans leurs avantages fiscaux, pas du tout. Ainsi, l’assemblée vient de décider pour 2009, une nouvelle réduction fiscale pour tout investissement en Afrique ! Mais dans le même temps, on apprend que le taux d’intérêts du livret A serait réduit de 4 % à 3 %, on veut puiser dans le bas de laine des Français pour relancer la consommation en panne !
Nous n’accepterons jamais qu’il faudrait se faire à l’idée d’une pauvreté durable, et attendre son tour, pour rejoindre l’armée des privés d’emplois ou se faire rattraper par le SMIC.
La réduction des moyens donnés aux services publics prépare les privatisations et les concessions au secteur privé. Les abandons au secteur privé de la collecte des ordures ménagères, du service des Eaux, du CRECEP, ainsi que les délégations de Service Public confiées aux associations démentent les propos rassurants du Maire, qui fait preuve en la matière d’une absence d’originalité certaine.
Ce qui nous importe, ce sont les actes, pas les discours.
Les suppressions d’emplois, de postes, de services alimentent les difficultés de fonctionnement du Service Public Parisien. Le Maire de Paris accompagne ainsi le gouvernement dans sa croisade au nom du nouveau graal que sont les privatisations comme à la poste et des abandons de services ou de sites aussi importants tels que des gendarmeries, des hôpitaux, des tribunaux, des sites de l’armée, ou de la réorganisation de champs aussi essentiels que celui de la santé. Les parisiennes et les parisiens attendent certainement autre chose, de celui qui leur promettait naguère plus de proximité ?
Le Maire de Paris doit redonner les moyens
La CGT réclame un coup de pouce pour les salaires,
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