|
Le Service Public Territorial
c’est un bien public
Le 15 MAI
Pour le Service et l’emploi public
Contre la RGPP*
Pour l’amélioration de la politique Salariale
La révision Générale des Politiques Publiques vise à réduire brutalement les dépenses publiques en renvoyant au secteur privé les activités de production de services et en recentrant l’intervention publique sur des missions de pilotage des politiques publiques, de régulation et de cohésion sociale minimum.
Les premières mesures de gel de 7,2 milliards d’€ ont été présentées par le Président de la République lors du « conseil de modernisation des politiques publiques » du 12 décembre 2007. Le 4 avril, un nouveau train d’économies de 7 milliards d’€ vient d’être décidé. Alors qu’en 2007, 23 000 postes de fonctionnaires ont été supprimés, en 2008, 35 000 postes subiraient le même sort.
Les crédits au logement social, à l’emploi, à la santé seront amputés ; les dépenses de solidarité et celles en faveur de la famille pourraient faire l’objet d’une 3ème vague de mesures avec des conséquences concrètes en terme d’emploi et d’offre de services publics pour les usagers.
La RGPP va aussi frapper la fonction publique territoriale. Même si le sacro-saint principe de libre administration est mis en avant, le rapport Lambert et les déclarations des ministères ont de quoi aiguiser nos craintes. La Dotation Globale de Fonctionnement (principale contribution financière de l’Etat aux Collectivités Territoriales) servirait de variable d’ajustement. Elle serait bonifiée pour les Collectivités Territoriales bonnes élèves qui s’engagent dans la remise en cause du service public.
Le projet de loi « mobilité », véritable « boîte à outils » aux restructurations en cours pour la mise en œuvre de la RGPP et de la suppression d’un fonctionnaire sur deux, introduit l’intérim dans la FPT*, le cumul d’emploi à temps non-complet entre les 3 versants, la prime au départ, le licenciement en cas de refus de nouveaux postes.
Le Livre blanc rédigé par le conseiller d’Etat, J-L. Sillicani, participe au développement de la contractualisation de la Fonction Publique, au développement de la part du salaire au mérite, à la performance et à l’efficacité conditionnés à la bonne santé financière des collectivités territoriales.
Dans le même temps, un projet de loi facilitant l’utilisation des partenariats public-privé a été voté en première lecture au Sénat.
Ce projet est en parfaite cohérence avec l’ensemble de ces dispositions. Les partenariats public-privé sont un outil pour franchir une nouvelle étape dans la privatisation des services publics.
Reçue par Mme Errecart (Adjointe au Maire, chargée des personnels) et Mme Bedague-Hamilius (Secrétaire Générale à la Mairie de Paris) les 5 et 6 mai 2008, la délégation CGT est ressortie inquiète après les propos entendus.
Au cœur des questions soulevées se trouvent mêlée l’externalisation des services et la mixité Public/Privé.
Notre inquiétude est grande face au manque de volonté de garantir les emplois publics et la poursuite de la résorption des emplois précaires.
Nous sommes inquiets quant à l’évocation portant sur l’absentéisme dans nos services.
Nous avons réaffirmé qu’il était en partie lié à la « souffrance au travail ».
Ni le manque d’effectifs, ni la politique de management ne contribuent à ce que les salariés puissent se sentir bien dans leur emploi.
Les luttes engagées sur les effectifs dans nos directions en témoignent : Petite Enfance, etc…
L’Adjointe au Maire chargée des personnels a par ailleurs fait le rapprochement avec notre « excellent accord RTT ».
Le nouveau mandat du Maire et la feuille de route des nouveaux élus ne serait-ils pas calqués sur celle de l’Etat pour le gouvernement ?
A l’opposé de ces différents projets ou mesures, l’Union Syndicale des Services Publics de la Ville de Paris CGT, avec la Fédération nationale considèrent que la présence de services publics forts à Paris, dans notre pays comme en Europe, est vecteur de progrès social et de développements harmonieux du territoire.
Le développement et l’amélioration des Services Publics et de l’emploi public statutaire ne constituent pas une charge financière mais un atout formidable.
Nous revendiquons que les moyens financiers nécessaires soient affectés au développement des services publics avec la création d’emplois à hauteur du service à rendre à l’usager.
La Fédération CGT des Services Publics revendique :
- Un salaire (ou pension minimum) à 1 500 € ;
- L’augmentation de la valeur du point d’indice ;
- Une refonte de la grille indiciaire, la reconnaissance des qualifications et diplômes ;
- L’intégration des primes dans le traitement.
- La résorption de la précarité.
Au moment où la perte du pouvoir d’achat des fonctionnaires ne cesse d’augmenter (+ 7 % depuis 2000), il est grand temps que le Gouvernement prenne en compte les revendications des personnels.
Le Maire de Paris n’est pas exempt de la question, il faut revoir de fond en comble les carrières et la politique indiciaire.
Aujourd’hui, nous sommes confrontés à l’existence même
des services publics et de l’emploi statutaire.
Quels que soient notre vécu personnel, notre statut professionnel,
nous sommes tous concernés !
TOUS MOBILISES !
Usagers, Fonctionnaires, Agents publics
MANIFESTONS de PLACE d’ITALIE à REPUBLIQUE
le jeudi 15 mai 2008 à 14 h 30
Rendez-vous
Place d’Italie, Avenue de Choisy (angle Bld Vincent Auriol)
Un préavis de grève de 55 minutes à 24 heures a été déposé.
|