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18 OCTOBRE 2007
GREVE AU NETTOIEMENT
Le MEDEF et l’UMP ont pris le pouvoir.
Ils en usent. Les électeurs espéraient que les choses changent au mieux
de leurs intérêts ; elles changent, en effet, mais dans le sens opposé à
ce qu’avait espéré la majorité d’entre eux.
Bien sûr, une frange de la population, celle qui détient capitaux et
patrimoine, elle, a tout lieu de se réjouir, le Zorro des riches veille
à ses privilèges.
Lois et décrets pleuvent sans discontinuer depuis l’élection de Nicolas
Sarkozy à la tête de l’Etat, il nous reste à exercer un pouvoir citoyen
pour s’opposer, résister et proposer d’autres choix.
UN 18 OCTOBRE A L’OFFENSIVE CONTRE TOUS
LES RECULS
Les régimes spéciaux de retraites font la une de l’actualité. Le
Président de la République, tout en faisant mine de s’en défendre,
cherche en toutes circonstances à opposer les salariés en montrant du
doigt les privilégiés qui soi-disant mineraient le système.
Le gouvernement entend « régler », par simple décret, l’affaire des
régimes spéciaux en les alignant sur le régime des fonctionnaires. Le
Parlement n’est saisi que pour information et les organisations
syndicales mises devant le fait accompli.
Cette réforme, menée tambour battant, est un avant goût de celle
envisagée par le pouvoir et le patronat pour les autres régimes à
l’horizon 2008. Le MEDEF a déjà fait valoir ses revendications : porter
l’âge de départ en retraite à 61 puis à 62 ans.
Depuis 1993, la régression s’accentue, dans le public comme dans le
privé, tant au regard de la durée de cotisation que du montant des
pensions. Il y a urgence à arrêter ce processus. Les salariés de toutes
les professions sont concernés. Les retraités, pour lesquels il est
envisagé pour 2008 une revalorisation de leur pension en dessous de
l'inflation, le sont tout autant.
Le 18 octobre, la quasi-totalité des organisations syndicales des
salariés de la SNCF, des transports urbains, de l’Energie et de la RATP
seront en grève.
La Fédération CGT des fonctionnaires s’inscrit également dans cette
journée d’action pour s’opposer aux objectifs de régression sociale :
rémunération au mérite, réduction massive de personnels et attaque
frontale contre les droits et les statuts.
Dans un communiqué, la Fédération CGT de l’enseignement, de la recherche
et de la culture appelle à cette journée de luttes pour manifester son
opposition aux suppressions d’emplois d’une ampleur inégalée au sein de
l’Education nationale laissant présager à terme la privatisation de ce
service public comme de tous ceux ne relevant pas des fonctions
régaliennes de l’Etat.
D'autres appels à l'action se préparent dans le secteur public et dans
le secteur privé.
C'est le cas de la Fédération CGT des activités postales et des
télécommunications, des organismes sociaux, de la santé et de l'action
sociale, du commerce et des services.
A Paris, les syndicats CGT des impôts de Paris-centre, des postaux, de
l'Assistance publique des hôpitaux de Paris, l'ensemble des syndicats de
cheminots et de la RATP, l'union syndicale CGT du commerce et des
services appellent à la grève et à la manifestation.
A PARIS
Dans la perspective du 13, du 18 octobre et des autres actions qui se
dessinent :
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Le 1 er octobre, l’Union
départementale CGT de Paris a rencontré les unions départementales
FO, CFDT, Solidaires, CFTC, CGC et UNSA. Un tract commun va très
prochainement être édité.
-
Le vendredi 5 octobre, les syndicats
CGT des entreprises de la capitale ont fait salle comble à la Bourse
du travail où ils étaient réunis en assemblée générale.
Ils ont témoigné du climat de
mécontentement et d'inquiétude qui règne dans les entreprises :
inquiétude face à l'avenir des retraites et du système de santé,
mécontentement face à la faiblesse des salaires, à la perte du pouvoir
d'achat, à l'extension des contrats précaires et aléatoires y compris
dans la Fonction publique et les services publics, aux conditions de
travail de plus en plus dégradées par des horaires atypiques, le travail
le week-end, les sous-effectifs chroniques...
Les militants de la construction ont témoigné, quant à eux, de la
pénibilité du travail dans la profession qui rend légitime une retraite
anticipée à 55 ans pour des salariés qui, quoiqu'il en soit, sont usés
bien avant l'âge légal et souvent licenciés pour inaptitude.
Tous préparent dans leurs entreprises et professions les actions des 13
et 18 octobre.
AU NETTOIEMENT :
Les Eboueurs, C.E.N. et A.E.N. ne vivent pas en dehors de cette société,
et seront touchés à leur tour par toutes les réformes mises en place et
celles qui se profilent à l’horizon.
Pour cela, notre Direction Syndicale a décidée de participer à toutes
les actions et de continuer la bataille pour nos reclassements
indiciaires, nos déroulements de carrière, pour les effectifs et contre
les privatisations.
D’autant plus que, la réunion du 08 octobre 2007, avec le ministre du
budget et l’ensemble des organisations syndicales n’a rien donné puisque
le ministre et le gouvernement refusent de négocier sur la question des
salaires.
TOUS ENSEMBLE EN GREVE !
Pour nos retraites, nos salaires, nos effectifs…
AVEC LA CGT JE DEFENDS MES ACQUIS,
J’EN EXIGE D’AUTRES.
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