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Du fric pour la guerre, la mort.
Rien pour les salaires, la vie !!!
Les réformes se suivent et se ressemblent, avec des effets d’annonces,
des semblants de reculades, du grand spectacle, des médias à la botte,
des séances de pédagogie… tout ça en faisant planer l’ombre de la
guerre.
Dans le même temps, on nous répète que tout ce qui est mis en place, est
le programme qu’avait annoncé le candidat, qu’il faut donc attendre
puisqu’une majorité de français ont voté pour lui.
FORMIDABLE,
UN CHAMPION DE
LA COMMUNICATION
LE PETIT AVOCAT DE NEUILLY !
MAIS QU’EN EST IL VRAIMENT ?
Voici quelques arguments pour éviter les
pièges de la pensée unique et permettre à chaque salarié de se faire sa
propre opinion et leur permettre de se rassembler pour changer cette
société et les desseins de Mr Sarkozy.
Revenons en premier lieu sur les réformes déjà passées :
-
Paquet fiscal : 13,8 milliards d’€
d’exonération pour environ 13000 foyers les plus riches, non ce ne
sera pas pour les petits salariés.
-
Exonération fiscale et sociale des
heures supplémentaires : rappelons que les heures supplémentaires
sont là pour satisfaire un besoin de l’entreprise ou du service mais
que jamais elles sont décidées par les salariés.
-
Service minimum dans les transports :
personne n’est dupe, puisque déjà annoncé par quelques sénateurs et
députés ce texte devrait être élargit à l’ensemble des Services
Publics.
-
Privatisation de GDF : nous les
agents du Service Public savons ce que cela veut dire et, au-delà,
l’ensemble des citoyens sait aussi que leur portefeuille va le
sentir.
-
Loi sur l’immigration avec la mise en
place de quotas, la recherche d’ADN pour prouver la filiation dans
le cadre du regroupement familial, ce qui nous rappelle les années
les plus sombres de notre histoire.
-
Traité Européen simplifié : c’est
égal au non respect de la parole des français qui avaient voté
contre lors du référendum de 2005.
Depuis plusieurs annonces et plusieurs
chantiers sont ouverts :
-
TVA Sociale : + 5% mais cela devrait
attendre après les municipales de 2008.
-
Assouplissement des 35h00 avec la
mise en place du temps choisi.
-
Suppression de la retraite à 60 ans,
remise en cause des régimes spéciaux, taxation plus élevée des
préretraites.
-
Sécurité Sociale : privatisation avec
une place plus grande pour les banques et les assurances, mise en
place de franchises supplémentaires, régime général pour tous.
-
Mise en concurrence des hôpitaux et
financement aux résultats, avec dans l’ombre des privatisations.
-
Durcissement des règles pour les
chômeurs.
-
Mis en place d’un Contrat de Travail
Unique.
-
Remise en cause de la
représentativité syndicale.
Dans la Fonction publique :
-
22700 suppressions de postes dans la
Fonction Publique, puis pour 2009 non remplacement d’un départ à la
retraite sur deux.
-
Salaire au mérite.
-
Choix pour les entrants, entre le
statut de fonctionnaire et un contrat de droit privé.
-
Pécule pour ceux qui désirent quitter
la Fonction Publique.
-
Rachat des Comptes Epargne Temps.
Mais comment le Président s’y prend pour
faire avaler la pilule, il pari sur la division des organisations
syndicales et des salariés, il espère que les solidarités ne se créeront
pas, il s’appuie sur des médias qui sont tout à sa cause et la recette
est la suivante :
Les chômeurs et les immigrés sont des privilégiés, tous des fraudeurs
qui vivent aux dépends de la société.
Les cheminots, les agents d’EDF, de GDF et de la RATP sont des
privilégiés.
Les salariés en CDI sont moins privilégiés mais plus que ceux en CDD.
Les fonctionnaires sont d’autres privilégiés.
JAMAIS
IL NE REMET EN
CAUSE LES PRIVILEGES DU GRAND PATRONAT,
NORMAL SE SONT DES AMIS QUI LUI PRETENT
DES VILLAS ET YACHT POUR SES VACANCES !!!
Alors est ce que l’ensemble de ces
réformes va répondre aux attentes des salariés ? La CGT dit NON.
Tout d’abord, à ceux qui disent « qu’il fait ce qu’il dit » ce n’est pas
vrai, en voici quelques exemples, lors de sa campagne il avait dit :
Que l’Etat garderait 70% du capital de
GDF et trois ans plus tôt il avait déclaré que jamais il ne
privatiserait EDF et GDF, aujourd’hui GDF est privatisé et l’Etat ne
détient plus que 35%.
-
Que le pouvoir d’achat des français
était sa première préoccupation, en juillet 2007 pas de coup de
pouce pour le SMIC, pas d’augmentation pour les fonctionnaires en
2007 et en 2008.
-
Que les partenaires sociaux seraient
écoutés, un seul exemple le service minimum a été voté sans prendre
en compte aucune des revendications des organisations syndicales.
-
Qu’il serait le Président du
rassemblement, de tous les français, sa stratégie est tout autre il
essaie de nous diviser.
ET MAINTENANT COMMENT FAUT
IL FAIRE
POUR CONTRER CE GOUVERNEMENT ?
Tout d’abords, expliquons nous sur les
différents points :
Le SERVICE MINIMUM EST un outil formidable pour briser ceux qui ont
refusé de courber l’échine en 95 et ceux qui ont amené le plus grands
nombres d’acquis pour les salariés, il sera certainement étendu dans les
prochains mois à l’ensemble de la Fonction Publique pour éviter tout
mouvement car c’est ni plus ni moins que LA FIN DU DROIT DE GREVE.
LES EXONERATIONS SUR LES HEURES SUPPLEMENTAIRES sont encore un fabuleux
cadeau aux entreprises, mais cela va encore amplifier les « déficits »
de la Sécurité Sociale et de nos régimes de retraite qui entraîneront
par simple mécanisme la mise en place de la TVA sociale qui allègera un
peu plus notre portefeuille.
LES différentes PRIVATISATIONS, tout le monde le sait, tout le monde a
déjà pu le constater, elles entraînent nécessairement des effectifs en
moins, des augmentations de tarifs pour satisfaire la demande des
actionnaires, mais elles charrient aussi avec elles la suppressions des
acquis pour les salariés de ces entreprises et la non garantie d’un
Service Public de qualité pour tous.
La réforme sur les RETRAITES, tout d’abord, il dit s’attaquer aux
régimes spéciaux, franchement est ce que remettre en cause les acquis de
quelques 500 000 salariés va boucher les trous. Et n’oublions pas qu’en
janvier 2008, le temps de cotisation sera rediscuté pour l’ensemble des
salariés, et la demande du MEDEF est de passer à 45 ans de cotisations.
Dans le même temps, l’annonce est faite de supprimer le taquet des 60
ans et taxer plus lourdement les préretraites, de fait la retraite est
dès aujourd’hui repoussée à 65 ans.
SECURITE SOCIALE, le plan est clair, création de franchises
supplémentaires, abandon de la solidarité nationale, grande place est
faite aux assurances et banques, avec un alignement sur le régime
général, c’est par exemple la suppression des 90 jours à plein
traitement lors de maladie, c’est une SANTE A DEUX VITESSES, une pour
les riches, l’autre pour les pauvres.
Assouplissement des 35h00, c’est là aussi pour permettre plus de
flexibilité pour fragiliser le salariat, et pour permettre au patronat
de disposer à sa guise du temps des salariés, c’est la fin de la RTT.
Mise en place du CONTRAT DE TRAVAIL UNIQUE, c’est la création d’un CPE
pour l’ensemble des salariés, et qui, d’ici quelques temps, pourrait
être étendu à la Fonction Publique au nom de l’équité, en effet pourquoi
certains aurait le privilège d’un statut et pas d’autres.
REPRESENTATIVITE DES ORGANISATIONS SYNDICALES, là aussi les plans sont
clairs, c’est la casse des syndicats, pour en faire des organisations à
la solde du patronat et pour éviter toute contestation des choix du
capital.
SALAIRES AU MERITE, depuis quelques années les fonctionnaires le savent
bien, les primes sont faites pour les diviser, si elles deviennent au
mérite cela ne fera qu’amplifier cet état de fait et affaiblira l’un des
fondement de la Fonction Publique qui fait qu’un fonctionnaire n’est pas
au service de son employeur mais à celui des usagers.
SUPPRESSION D’EFFECTIFS, la aussi par simple mécanisme, c’est moins de
rentrée dans les caisses de retraite et de protection sociale, donc
encore des déficits en perspective et l’on nous fera le coups du serpent
qui ce mord la queue, versement d’un pécule pour ceux qui partent (sans
en dire le montant), encore un bon moyen de dégraisser les effectifs.
FONCTIONNAIRES moins nombreux mais mieux payés, juste un petit calcul,
en année pleine, les gains réalisés s’élèveraient à 500 millions pour le
non remplacement d’1 fonctionnaire sur 2 et à 300 millions pour le non
remplacement d’1 sur 3, ce qui ferait 60 euros par an à chacun des 5
millions de fonctionnaires soit 5 € / mois, et bien entendu en
travaillant plus puisque nos missions seront les mêmes en étant moins.
Choix pour les entrants entre le statut de fonctionnaire et un contrat
de droit privé, ce n’est ni plus ni moins qu’une PRIVATISATION DE
L’ENSEMBLE DES SERVICES PUBLICS, avec la suppression de l’ensemble des
acquis des salariés, y compris dans leurs représentativités.
A tout cela se rajoute, la vie quotidienne et les différentes
augmentations, produits laitiers et à base de céréales + 7 à 10%, les
œufs + 5 à 10%, les volailles + 14% et puis l’électricité, le gaz, le
carburant, les fournitures scolaires, les transports, les loyers…
L’ADDITION EST LOURDE.
LES CHOIX DU GOUVERNEMENT
SONT CLAIRS,
MAIS CE N’ETAIT CERTAINEMENT PAS CEUX DE GUY MOQUET,
QUI A LUTTE ET DONNE SA VIE
POUR L’ENSEMBLE DES ACQUIS QUE NOUS AVONS AUJOURD’HUI
ET QUI SONT REMIS EN CAUSE.
A cela que répond le gouvernement, la France est en faillite, il faut un
plan de rigueur, il faut aller chercher 1 point de croissance… sur le
dos des seuls salariés !!!
OUI, mais alors pourquoi avoir offert un cadeau de 13,8 milliards d’€
pour environ 13000 foyers les plus riches.
OUI, mais pourquoi les exonérations de charge des patrons s’élèvent à 25
milliards d’€ aujourd’hui (3 milliards en 93), qui pourraient financer
plus de 4 millions de salariés en emplois stables au SMIC, avec bien
entendu autant de rentrée pour la Sécurité Sociale et les caisses de
retraite.
OUI, mais pourquoi les entreprises du CAC 40 ont réalisé plus de 80
milliards d’€ en 2006, comme en 2005.
OUI, mais pourquoi les actionnaires se sont partagés 24 milliards d’€ de
dividendes.
OUI, mais pourquoi l’ensemble de ces milliards d’€ sont exonérés, ce qui
a fait perdre à la Sécurité Sociale en 2005 : 11,6 milliards de recette
en 2005, et cela bien entendu se répète tous les ans.
OUI, mais pourquoi se mettre à la solde des Américains, et vouloir
engloutir des milliards dans une guerre contre l’Iran, rappelons que la
France consacre 53 milliards de Dollars de dépense pour l’armement soit
875 Dollars par habitant. Et rappelons que les américains ont engloutis
2000 milliards dans la guerre sans compter les 600 000 morts et blessés
du coté des Irakiens, les 3 780 morts et 27 800 blessés du coté des
Américains.
OUI, mais pourquoi la France est en faillite, alors que cela même qui
sont au pouvoir l’ont dirigé depuis au moins 5 ans.
OUI, mais pourquoi notre Sécurité Sociale va mal, alors que les
franchises nous en payons depuis longtemps, que nous travaillons
gratuitement le jour de la pentecôte…
OUI, mais pourquoi nos caisses de retraites vont mal, alors que les
salariés du Privé ont subit une réforme en 1993 les faisant passer de
37,5 ans de cotisation à 40 ans avec un calcul sur les 25 meilleurs
années au lieu des 10 ans, alors que ceux de la Fonction Publique ont
subit la réforme Fillon de 2003 qui les a fait passer de 37,5 ans de
cotisation à 40 ans.
POURQUOI ?
PARCE QUE LE
GOUVERNEMENT SATISFAIT
LES SEULES REVENDICATIONS DU MEDEF,
EN ALIGNANT L’ENSEMBLE DES SALARIES VERS LE BAS
Cela ne doit pas nous faire oublier que plus proche de nous le Maire de
Paris a aussi un certain nombre de responsabilités, et nous n’oublions
pas qu’un certain nombre de réforme, il les a appliquées à la lettre (ex
: jour de pentecôte), que même certaines qui arrivent il les a devancées
(ex : la suppression des correspondants du centre 602), le manque
d’effectif, et le non remplacement dans certains secteurs de départs à
la retraite, la mise en place de l’IAT avec son nombre important de
déboire qui font perdre de l’argent au salariés.
POUR TOUTES CES RAISONS
LE SYNDICAT C.G.T. DU NETTOIEMENT
A DECIDE DE PASSER A L’OFFENSIVE
ET INVITE L’ENSEMBLE
DES EBOUEURS, CHEFS D’EQUIPE, AGENTS D’ENCADREMENT
DU NETTOIEMENT
A PARTICIPER A TOUTES LES MOBILISATIONS
QUI VONT SE DEROULER DANS LES JOURS ET SEMAINES A VENIR
AVEC COMME MOT D’ORDRE
NON AUX REFORMES DU GOUVERNEMENT
NON A LA GUERRE
TOUS ENSEMBLE
PUBLIC – PRIVE
POUR L’AUGMENTATION CONSEQUENTE DE NOS SALAIRES
CAR SEULE CETTE REVENDICATION PEUT SATISFAIRE
L’ENSEMBLE DES BESOINS DES SALARIES
ET DONNER LA PERSPECTIVE D’UNE SOCIETE JUSTE POUR TOUS.
L’AVENIR APPARTIENT A CEUX QUI LUTTENT
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