Compte rendu de la réunion du
« Comité d’Accompagnement des Pupilles
des Administrations Parisiennes »
(CAPAP) du 3 novembre 2011
Cette réunion annuelle a été avancée afin que les mesures proposées en faveur des Pupilles puissent être validées par le Conseil de Paris du mois de décembre prochain.
Nous avons signalé, en protestant, à l’élue et à l’Administration que notre camarade de l’AP-HP n’avait pas reçu l’invitation à participer à l’instance réunie ce jour ainsi que deux suppléants de la Ville de Paris.
L’Administration s’en étonne et affirme avoir envoyé les documents à tous les représentants titulaires et suppléants en même temps.
Conformément aux vœux exprimés l’an passé par les organisations syndicales, les allocations d’éducation ont été versées en 2011 mensuellement aux pupilles, ce qui a été bien accueilli par les familles.
Pour 2011, la dépense globale des Administrations Parisiennes relevant du comité s’est élevée à 344 190€ pour 62 pupilles dont 29 à la Préfecture de Police, 13 à l’AP-HP, 2 au CASVP et 18 à la Mairie de Paris.
En 2011, 6 pupilles ont été « adoptés » et 3 ont été radiés (2 étant salariés et 1 ayant plus de 25 ans).
Chaque pupille, entre 18 et 25 ans, peut demander l’allocation de démarrage ou d’installation qui s’élève à 3030,00€ en 2011 pour financer un projet.
L’ensemble de l’équipe sociale de toutes les Administrations Parisiennes affirme « être très mobilisé pour le suivi des pupilles et dit avoir contacté toutes les familles courant 2011 ».
FO-Police demande à ce que les pupilles, dont le parent décédé était un agent de la Mairie de Paris mis à disposition de la Préfecture de Police, bénéficient à la fois des prestations AGOSPAP et de celles de la Fondation Louis Lépine.
L’Administration s’est dite prête à examiner ce cumul.
La Présidente, Mme Errecart ne s’y opposerait pas « par mesure de bienveillance ».
La CGT demande à ce que les Administrations Parisiennes informent l’ensemble des pupilles de la possibilité qu’ils ont de contacter une organisation syndicale pour tout conseil, aide ou soutien quelconque. Il s’agit-là d’une revendication CGT qui date de plusieurs années.
Elle s’inscrivait dans le même mouvement que notre demande de changement de l’appellation de la Commission qui se nommait alors : Conseil de Surveillance des Pupilles …. ». Nous avions proposé que la dénomination témoigne de l’esprit de solidarité des syndiqués CGT à l’égard des enfants de leurs collègues décédés. Finalement, c’est le terme d’Accompagnement qui avait été retenu par l’exécutif.
Rappelons qu’à l’époque, la délégation CGT était la seule à avoir proposé une « adresse » à l’intention de chaque Pupille.
Pour l’essentiel, il s’agissait d’ouvrir notre porte à tout Pupille qui ressentirait le besoin d’évoquer l’histoire professionnelle de son parent décédé, à l’accompagner s’il était dans une recherche d’emploi dans nos métiers, à lui témoigner de notre solidarité et lutter contre un possible sentiment d’isolement voire de faute.
Evidemment, ce courrier laissait toute latitude au Pupille d’y donner suite ou non.
La représentante de la Préfecture de Police dit avoir organisé, dans le cadre des journées du patrimoine 2010 et 2011, une visite du lieu de travail du parent décédé pour les pupilles adolescents, ce qui aurait répondu à une demande de mémoire de la part des pupilles.
Elle suggère que cette initiative soit généralisée et propose que les organisations syndicales puissent y participer. A notre demande, l’Administration s’engage à mettre en marche un groupe de travail en ce sens avec les organisations syndicales.
A la suite de l’intervention de l’élue, et en accord avec les représentants de organisations syndicales, il est décidé de mettre à plat le dispositif existant en matière de droit aux diverses allocations afin de rendre plus cohérent et lisible le dispositif existant.
Par esprit de suite, la CGT a aussi exigé de l’Administration la remise à jour de la brochure relative au CAPAP.
Enfin, l’Administration propose pour 2012 une augmentation des allocations versées aux pupilles de 2,5%, ce qui, pour elle, « représente déjà un coup de pouce par rapport à l’indice INSEE ».
Notre délégation conteste la pertinence et la justesse de cet indice et argumente sa demande d’une augmentation de 3%.
Toutes les organisations syndicales rejoignent alors notre proposition.
Nous exigeons un vote sur la proposition de l’Administration.
L’AP, la Mairie de Paris et le CASVP ont voté « pour ».
La représentante de la Préfecture de Police et FO-Police ont voté « contre ».
L’UCP, la CFDT, la CFTC et l’UNSA se sont abstenues comme notre délégation CGT (étant évident que nous ne souhaitions pas risquer l’équivoque d’un vote contre … le principe de l’allocation).
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