Pas de bébés à la consigne
Ni de mémés/pépés au boulot
LA RETRAITE À 60 ANS !
Depuis le 12 octobre, des millions de personnes dans la rue ! Dans le privé comme dans le public des centaines de milliers de salarié(e)s en grève ! 70% de la population soutient ce mouvement historique. Active ou solidaire, l'expression du refus de cette "réforme" s'amplifie chaque jour.
A la ville de Paris, depuis le 19 octobre, les collègues du Nettoiement occupent, jour et nuit, le centre de tri des ordures ménagères, située à Ivry. Face à ce gouvernement sourd et méprisant, nos collègues ont fait le choix de RESISTER !
A la Petite Enfance, ce sont près de 200 établissements qui ont été, le 7, le 12 et le 19 octobre partiellement ou totalement fermés par la grève ! Des centaines de professionnel(le) s ont été en grève ; certaines le sont toujours !
En grève PARCE QUE le « plan retraites » de Sarkozy ce serait :
- Perdre 12 jours de salaire par an pour tous les fonctionnaires avec l'augmentation des cotisations.
Le niveau de nos salaires actuel nous permet-il de vivre dignement ?
- Etre obligé(e) de travailler au-delà de 65 ans pour toutes celles qui ont connu le temps partiel et/ou des interruptions pendant leur carrière (congés parentaux, arrêts maladies, disponibilité...)
Pourrons-nous tenir jusque là ?
- Des pensions de misère, avec la décote, pénalité de 5% pour toutes celles qui n'ont pas toutes leurs années. Déjà, 8 femmes sur 10 se retrouvent sous le seuil de pauvreté (950€/mois) avec une pension de moins de 8OO euros !
Et demain qu'en sera-t-il ?
- Le refus de reconnaître la pénibilité, car pour bénéficier d'un départ anticipé (60 ans au mieux si on a cotisé 41,5 ans) il faudrait déjà être invalide.
Combien d’entre nous connaissent de problèmes de santé déjà bien avant 60 ans sans que cela soit reconnu ?
Nous, les professionnel(le)s de la Petite Enfance connaissons parfaitement la pénibilité de nos métiers. Nous vivons quotidiennement les mauvaises conditions de travail qui entraînent stress, usure et maladies professionnelles. Nous subissons le manque d'effectif, le manque de reconnaissance.
Alors, s'il était appliqué, le décret Sarko/Morano aggraverait encore cette situation. Pendant des mois nous nous sommes battu(e)s, avec le collectif « pas de bébés à la consigne » pour des bonnes conditions d’accueil des enfants et leurs familles.
Nous obliger à travailler plus longtemps est à l’envers de cette bataille. C’est pour cela, nous disons :
PAS DE BÉBÉS À LA CONSIGNE,
PAS DE MÉMÉ, NI DE PÉPÉ AU BOULOT !
Pour vivre notre retraite en bonne santé,
rejoignons les autres salarié(e)s pour amplifier la lutte !
Comme les agents des cantines et des crèches
de Marseille, Toulouse et d'ailleurs, en grève depuis plusieurs jours :
RESISTONS !
TOUS ENSEMBLE NOUS ALLONS GAGNER
JEUDI 28 OCTOBRE :
VILLE DE PARIS
à l'appel de l'intersyndicale Ville Paris CGT - FO - SUPAP - UNSA - SUD
RASSEMBLEMENT
des personnels
10h00 Musée d'Art Moderne, 11 avenue du Président Wilson
M° Alma Marceau
GRÈVE NATIONALE
à l'appel des syndicats
CGT - CFDT - CFTC - CGC - FO - UNSA - Solidaires - FSU
MANIFESTATION interprofessionnelle
13h00 REPUBLIQUE
jusqu’à Saint Augustin
Faisons de cette journée, une mobilisation exceptionnelle.
Prenons nos responsabilités participons aux grèves et manifestations.
Rappel et information:
Chaque salarié(e) peut faire grève 1 heure, 2 heures, 1 demi journée ou 1 journée.
Personne ne peut empêcher un(e) salarié(e) de faire grève sous la forme qu'il/elle aura décidé(e) !
Ex.: pour un salaire de 13OO € : 1 heure de grève = 6 €, 1 journée = 45 € Ex.: pour un salaire de 1800 € : 1 heure de grève = 10 €, 1 journée = 65 € Au regard de nos salaires, ces pertes pour grève sont pour nous tous importantes.
Pour autant, la décision de s"engager activement dans cette lutte, est un investissement pour notre avenir et celui de nos enfants.
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