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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 17 Février 2012
 
SYNDICAT CGT DE LA PETITE ENFANCE

DES SERVICES PUBLICS PARISIENS
logo Petite Enfance
 


MERCREDI 29 FEVRIER

MOBILISATION SYNDICALE EUROPEENNE

NON à l'austérité !
 

 

Manifestation Bastille Nation à 14h00

Conférence de presse Unitaire

à partir de 12h30 à Bastille

 

Le 29 janvier sur huit chaînes de télévision le président a confirmé deux mesures qui à nouveau vont frapper durement les salariés, les retraités, les privés d’emploi.

La première, la mise en place dès cette année d’un nouvel allégement de 13 milliards d’euros sur les cotisations patronales. S’ajoutant aux 31 milliards d’exonérations annuelles dont les employeurs bénéficient déjà. Les cotisations sont portant une part de notre salaire.

Celle qui sert à financer nos retraites, notre santé, nos allocations chômages ou l’éducation de nos enfants.

La facture pour nous, une augmentation de la TVA, l’impôt le plus inégalitaire, avec plus 1,6 point pour la TVA à 19,6% qui passera à 21,2%, qui suit celle de 5,5% à 7% de la TVA à taux «réduit» qui a déjà été répercutée sur de nombreux services.

Cette nouvelle hausse de TVA représente 11 milliards d’euros pris aux travailleurs.

En second, Sarkozy veut faire passer une loi autorisant des accords « compétitivité emploi » au niveau des entreprises. Ce serait un nouveau cap dans la casse du droit du travail qui fonde les droits collectifs.

C’est accord d’entreprise signé par un ou plusieurs syndicat représentant plus de 30% des salariés pourrait modifier la durée du travail, la rémunération de tous les salariés. Ce dispositif vise à empêcher toute contestation lorsqu’une entreprise
veut imposer un accord dérogeant au code du travail.

Les 35 h ne seraient plus tout à fait une durée légale puisqu’elles pourraient être soumises au cas par cas aux accords d’entreprise (travailler encore plus mais en gagnant moins). Conventions collectives, procédures de licenciement, salaire minimum (plus de SMIC et de point d’indice), droit de grève, service public et protection sociale… Tout pourrait passer à la moulinette de la « compétitivité ».

A ces mesures, s’ajoutera la mise en œuvre de la casse de la retraite. Obligeant nombre de salariés à partir au delà de 62 ans.

Partout en Europe, les mêmes logiques sont imposées de façon coordonnée. En effet, les chefs d’Etat ont décidé de passer un cran supérieur pour instaurer l’austérité.

Ils s’apprêtent à signer un nouveau traité, élaboré à quelques uns en dehors de toute procédure et consultation démocratique. Il imposerait un carcan budgétaire et économique à des pays déjà durement touchés par le chômage et la récession.

La crise a bon dos !

Ce traité est contraire à l’Europe sociale à laquelle nous aspirons, il ne ferait qu’alimenter les rejets des solidarités, les replis nationaux, la montée des forces nationalistes et d’extrême droite.

 

Des alternatives existent pour l’emploi et la justice sociale !

 

  • Égalité Femmes Hommes, à travail égal, salaire égal =plusieurs milliards d’euros de cotisations en plus.


  • Le SMIC à 1700€:

    1% d’augmentation de tous les salaires apporterait 3 milliards d’euros de cotisations.


  • 32 heures effectifs avec embauches proportionnelles :

    100 000 chômeurs de moins = 1 milliards d’euros de cotisations en plus.


  • La fin des exonérations de cotisations pour les patrons rapporterait plusieurs dizaines de milliards d’euros.

    1% d’augmentation des cotisations patronales rapporterait 5 milliards d’euros.

 


Le 29 février 2012,

ensemble, à l’appel de tous les syndicats d’Europe

manifestons pour dire non à l’austérité.
 

 

 
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