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Déclaration du Syndicat CGT de la Petite Enfance
au
CTP de la DFPE
le
25 juin 2008
Monsieur,
La CGT Petite Enfance souhaite la bienvenue à Monsieur Najdovski, nouvel élu chargé la Petite Enfance à Paris. Dans l’objectif de la défense d’un véritable service public de la petite enfance et, dans ce cadre, toujours soucieux de préserver, d’améliorer ou de regagner une qualité d'accueil des jeunes enfants que la Ville de Paris doit offrir aux familles parisiennes, nous voulons également porter à votre connaissance des éléments qui concernent plus particulièrement les conditions de travail des agents.
Ce premier CTP, sous votre présidence, est pour nous l’occasion de revenir sur les préoccupations dont les professionnels nous font part. Ces préoccupations constituent bien souvent des obstacles dans l'accomplissement de leurs missions, et dont certaines questions sont restées depuis longtemps sans réponses.
A ce sujet, nous espérons que la lecture du livre « Crèches en lutte », ouvrage rédigé par des professionnels, vous ait donné une connaissance plus fine des difficultés rencontrées au quotidien, notamment en ce qui concerne le manque des effectifs – toujours d’actualité - et le manque de considération dont souffrent les agents ; nous osons espérer que ce livre ainsi que le dernier mouvement de grève très suivi, qui par ailleurs illustre le degré des inquiétudes du personnel quant à leurs conditions de travail, vous aident à trouver des réponses adaptées à satisfaire à la fois les besoins des enfants, des parisiennes et parisiens mais aussi ceux des milliers d’agents à la DFPE.
La CGT Petite Enfance souhaite prévenir le Maire de Paris, suite à l’important mouvement des professionnel-le-s pour l’augmentation des effectifs budgétaires, qu’elle restera extrêmement vigilante, en tant qu’organisation syndicale représentative mais aussi au sein du comité de suivi mis en place par quatre syndicats, quant à l’application des engagements pris par le Maire de Paris.
Pour la CGT Petite Enfance, les instances paritaires sont l’occasion de porter à la connaissance des élu-e-s politiques ainsi qu’à la DFPE (voire de la DASES) toutes les préoccupations, les inquiétudes et les revendications des personnels évoquées déjà depuis de nombreuses années. Nous déplorons qu’un certain nombre de sujets soient toujours « à l’étude » et que peu de réponses satisfaisantes aient été apportées.
Il en est ainsi en ce qui concerne des éléments de fidélisation, notamment sur le régime indemnitaire, dont une partie dépend bien de la municipalité : pourquoi la Ville de Paris n’a toujours pas attribué un 13ème (ou l’équivalent d’un 13ème mois, reconnu statutairement), comme cela existe dans d’autres commune de la région Ile-de-France ?
De même, pourquoi les agents de la DFPE, en très grande majorité des femmes, subissent toujours la perte de la prime d’assiduité, vu que celle-ci est assujettie à la présence ou à la non-présence des agents ?
Pour la CGT, cette pratique renforce l’inégalité salariale entre hommes et femmes car ce sont, encore, ces dernières qui s’occupent principalement des enfants malades, et qui sont en absence pour maladie lors d’une grossesse, qui subissent les doubles et triples journées de travail – ce qui entraîne forcement plus de fatigue et rend de ce fait les professionnelles plus fragiles. Les femmes sont alors plus vulnérables face à la maladie, aux accidents de travail, au stress…
Nous ne doutons pas que vous soyez conscient du fait que le salaire est un élément de poids en ce qui concerne l'objectif de fidélisation des personnels, de plus une vraie évolution de carrière, c’est-à-dire une carrière linéaire, avec l’avancement au minimum dans l’échelon serait, là aussi, une avancée et une reconnaissance pour tous les personnels de la Petite Enfance, mais aussi pour l’ensemble des salariés de la Ville de Paris.
De plus, nous trouvons totalement injuste qu’un agent, travaillant depuis des années à la ville ne soit pas promu au grade supérieur seulement parce qu’il (ou elle !) a été confronté, l’année précédente, à des problèmes de santé particuliers. Pensez-vous, Monsieur le Président, que le fait d’être malade est un choix des agents ?
Une autre revendication portée depuis des années est l’octroi de tickets restaurant. En effet, les personnels de la Petite Enfance ne peuvent que rarement se rendre dans les restaurants administratifs au moment de leur pause méridienne. Pourquoi ? Le temps de pause imparti et les horaires de travail ne le leur permettent pas, compte tenu de l’éloignement des sites de restauration. De ce fait les personnels des établissements de la Petite Enfance sont pénalisés et ne perçoivent aucune indemnité repas, ce qui est pourtant une obligation à la charge de chaque employeur.
Compte tenu de l’augmentation de la précarité, de plus en plus d’agents de la DFPE n’y échappent malheureusement pas. Vous n’êtes pas sans connaître les prix plus qu’exorbitants de l’immobilier à Paris et Région Parisienne, les demandes d’accès à un logement social ne cessent de s’accroître et restent pour une trop grande majorité sans réponse positive. La CGT Petite Enfance demande au Maire de Paris d’augmenter le nombre d’attribution aux salarié-e-s de la Petite Enfance ainsi qu’à l’ensemble des salarié-e-s de la Ville de Paris.
La CGT Petite Enfance, exprimant une demande des agents, est toujours dans l’attente d’une réponse quant à la récupération des 42 minutes qu’effectuent en plus les personnels dans le cadre de la journée dite de solidarité calculée sur la base de 7 heures de travail journalier
Par ailleurs, bien qu’il n’y ait pas beaucoup d’agents masculins, nous tenons à rappeler que dans de nombreux établissements, y compris parmi les récents, des vestiaires séparées n’existent toujours pas, contrairement à l’obligation légale.
Nous souhaitons vous faire part également de la difficulté rencontrée par de nombreuses collègues, qui suite à leur congé de maternité, ne peuvent pas obtenir de place d’accueil pour leur propre enfant, et se voient dans l’obligation de prendre un congé parental non choisi. La seule crèche de l’Hôtel de Ville ne peut suffire pour l’accueil des enfants du personnel. Nous demandons au Maire de Paris que des places d’accueil pour les enfants du personnel soient réservées à proximité du lieu de travail ou du lieu d’habitation à Paris de l’agent concerné. De plus, nous rappelons que le règlement municipal prévoit dans le cadre des dispositions particulières ; « une priorité pour les enfants des personnels de la Petite Enfance domiciliés à Paris ou non est accordée pour l’accès aux établissements d’accueil municipaux. » (page7)
Pour conclure cette déclaration, la CGT Petite Enfance est convaincue de la nécessité d’une vraie volonté municipale pour améliorer les conditions de travail des agents. En nommant un homme « adjoint au Maire chargé de la Petite Enfance » un pas en avant est fait. Espérons que ce pas engendrera également d’autres changements nécessaires !
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