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Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents Mis en ligne le 30 Juillet 2009
 
Syndicat C.G.T. du NETTOIEMENT
EBOUEURS – C.E.N. – T.S.O.N.
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TOUS LES SANS PAPIERS DOIVENT

ETRE REGULARISES
 

 

Plusieurs centaines de sans papiers de la coordination parisienne des collectifs de sans papiers CSP 75 avec des militants politiques (NPA) et syndicaux ( CGT du Nettoiement ) ont réquisitionné vendredi 17 juillet un ensemble d'immeubles vides, qui avaient été mis à disposition du CE par la Caisse primaire d'assurance maladie, situé au 14 rue Baudelique dans le 18ème arrondissement. Dès samedi, de nombreux sans papiers et les militants de collectifs de sans papiers, d’associations, de syndicats, de partis politiques sont venus soutenir et rejoindre le mouvement.

Depuis des années, la vie des immigrés sans papiers est devenue de plus en plus difficile en France. Derrière ces situations souvent tragiques, il y a une politique, il y a des lois. Celles qui, depuis tant d’années, font de la vie de centaines de milliers d’êtres humains une succession d’épreuves et d’angoisses, de passeurs en mafias, d’employeurs sans scrupules en traques policières, de convocations pièges en rafles à la sortie des écoles.

Cette situation a déjà nécessité de grandes luttes dans les années 96, 97, 98… et jusqu’à nos jours avec des résultats et la prise en compte de nos revendications. Nos collectifs de sans papiers, associations, syndicats, et partis politiques se mobilisent pour réclamer un changement radical de politique et la libre circulation.

La grande majorité des sans papiers sont des travailleurs qui ont contribué à l’essor national et sont nécessaires au fonctionnement de tous les secteurs professionnels : restauration, bâtiment, sécurité, textiles, nettoyage, services publics ou à la personne...

Un exemple les grèves de travailleurs sans papiers dans la dernière période ont mis en lumière que même une collectivité territoriale telle que Paris pouvait être responsable de l’embauche de sans papiers dans la part qu’elle confie aux entreprises privées (SYCTOM, VEOLIA…) cela sert essentiellement à faire baisser les coûts de main d’œuvre et d’être concurrentiel vis-à-vis du service Public, cela aide à la privatisation.

Malgré cette évidence le gouvernement, répondant aux besoins du patronat, voudrait pouvoir utiliser une immigration jetable après utilisation selon les besoins.

Les grèves de travailleurs avec occupations d’entreprises, avec essentiellement la CGT, ont mis cette vérité au grand jour et ont déjà obtenu des régularisations nombreuses et significatives environ 1 millier.

Qu'aujourd'hui ils travaillent dans des entreprises moyennes ou qu'ils soient travailleurs isolés, qu'ils aient un contrat de travail ou non, quel que soit leur pays d'origine, les travailleurs sans papiers doivent bénéficier des mêmes droits que l'ensemble des salariés.

A l'heure de la mondialisation l’ensemble des travailleurs vivent et subissent une pression sociale où les salariés sont mis en concurrence quel que soit leurs origines dans le cadre d’une économie de marché, les travailleurs sans papiers doivent pouvoir vivre seul, en famille, avec ou sans enfants, se marier librement, avoir droit aux mêmes droits sociaux nationaux que l’ensemble des travailleurs.

Par ailleurs, la France doit respecter le droit d'asile qui a largement été bafoué ces dernières années. Les législations françaises, les directives européennes vont toutes dans le sens d'une restriction de ce devoir d'accueillir les réfugiés politiques.

Déjà les réfugiés environnementaux se multiplient.

Nombre d'organisations, en première ligne la Cimade dernier garant, à ce jour, des droits des immigrés détenus dans les centres de rétention, se sont mobilisées pour une révision de la politique en ce domaine.

Cette remise à plat de la politique de l'immigration doit faire l'objet d'un large débat public et se traduire par la présentation au Parlement français d'une loi rectificative du code d'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile ( CESEDA ).

Dans l'immédiat la CSP 75, dont les adhérents sont fortement mobilisés depuis des années luttent, de manifestations en manifestations, de la Bourse du travail de Paris par le Boulevard du Temple jusqu’à l’occupation des locaux du 18ème, exige le règlement de tous les dossiers.

A ce jour, la CSP 75 a déposé 1300 dossiers à l'été 2008. La situation de 130 personnes à ce jour a été régularisée. La Préfecture a promis d'examiner avec bienveillance 300 dossiers supplémentaires. Nous soutenons la demande de la CSP 75 que les 1170 dossiers en souffrance donnent lieu à régularisation immédiate et permettre l’ouverture de négociations nationales pour tous les sans papiers.

En ce moment, plusieurs collectifs de sans papiers, d’associations, de syndicats, de partis politiques sont en train de s’entendre pour adresser un courrier au 1er Ministre et un autre au Ministre de l’immigration, de l’intégrité, de l’identité nationale et du développement solidaire.

Et au-delà, ces organisations prendront les initiatives nécessaires pour que le débat se poursuive avec les intéressés devant nos concitoyens et pour contraindre le gouvernement et l’Europe à changer leur politique envers les salariés et leur famille.

 

Le Syndicat CGT du Nettoiement appelle tous ceux qui le peuvent

à venir soutenir l’action et les luttes des travailleurs sans papiers qui

occupent l’immeuble de la CPAM dans le 18ème arrondissement de Paris ;

 


CAR C’EST TOUS ENSEMBLE

SALARIES AVEC OU SANS PAPIERS

QUE NOUS POURRONT CHANGER

NOS CONDITIONS DE TRAVAIL ET DE VIE
 

 

 
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