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Vers PDF IMPRIMER  Les Autres Documents Mis en ligne le 1 Novembre 2008
 
Syndicat C.G.T. du NETTOIEMENT
EBOUEURS – C.E.N. – T.S.O.N.
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PAS DE POLEMIQUE

UNE MISE AU POINT
 

 

Les élections professionnelles approchent et chacune des Organisations Syndicales y va de sa vérité, refait l’histoire, même la DPE et la Mairie de Paris y participent en disant que c’est le Maire adjoint chargé de la Propreté qui a voulu les réunions tri-partites, NON, ce sont les actions grévistes qui ont poussé le Maire à ouvrir ce grand débat.

Le Syndicat CGT du Nettoiement a décidé depuis bien longtemps de ne pas rentrer dans ce jeu car seuls les salariés payent ces attitudes.

Mais aujourd’hui, il nous semble utile de faire le point sans polémique juste pour rétablir quelques vérités. Rappel des faits :

Le 11 juin 2008, le Maire Adjoint chargé de la Propreté annonce à la CGT la privatisation de la collecte dans 4 arrondissements avec un redéploiement de 130 postes et à plus ou moins court terme, la suppression de ces 130 postes, la re-municipalisation de la collecte du 2ème arrondissement et de la pose et dépose des panneaux électoraux.

Le même, jour notre organisation syndicale interpelle et convie l’ensemble des autres Organisations Syndicales à une réunion le 16 juin 2008 pour faire front commun contre ces  privatisations, pour la re-municipalisation, pour l’emploi public, pour une organisation du travail reflétant les besoins réels en propreté, pour les reclassements indiciaires et déroulements de carrières.

Dans le même temps, le Syndicat CGT du Nettoiement interpelle l’ensemble des Maires d’arrondissements concernés par cette réorganisation, l’ensemble des Groupes politiques, l’ensemble de la Presse.

Tous les groupes politiques à part celui du Parti Socialiste nous ont reçu, 2 groupes : celui des Communistes et des Verts décident de voter contre la privatisation, certains Conseillers Divers Gauche votent contre, nous avons rencontré les Maires des 9ème et 19ème, celui du 3ème et du 16ème sous la contrainte, soit à l’initiative des Personnels, soit à l’initiative Syndicale, suite aux occupations de leurs Mairies d’arrondissements.

Le 12 juin, nos élus CGT à la CAP interpellent la Maire Adjoint, chargée des Personnels pour l’arrêt immédiat des privatisations.

Le 13 juin nous informons l’ensemble des personnels par voie de tract.

Le 16 juin, nous déposons un préavis de grève commun avec l’ensemble des autres Organisations Syndicales pour le 26 juin 2008 et décidons de boycotter le CTP le même jour. Dans le même temps la CGT demande le retrait de l’ensemble des points concernant la privatisation de l’ordre du jour du CTP, au cas ou !

Le 17 juin, 50 camarades de la CGT décident d’envahir le Conseil de Paris sans y parvenir mais cette action permet d’être reçu une 1ère fois par le Secrétaire Général de Mairie chargé de la Propreté et le Directeur de la DRH.

Le 24 juin, l’ensemble des Organisations Syndicales est reçu par le Maire Adjoint chargé des personnels.

Le 26 juin, le Maire refusant d’abandonner voir de reporter son plan de privatisation pour permettre d’ouvrir le débat, les personnels sont contraints de faire grève et participent massivement à l’Assemblée Générale. Ils décident ce jour là de reconduire la grève pour le lendemain et partent en manifestation à l’Hôtel de Ville.

Ce jour là, à l’initiative de quelques Conducteurs faisant appel à la CGT pour les soutenir pour une action coup de poing dès le lendemain, la CGT dit oui et ne dévoile pas ce secret pour que l’action soit réussie.

Le 27 juin, cette action voit le jour, 80 bennes sont réunies sur la place de l’Hôtel de Ville, les autres personnels sont conviés à les rejoindre.

Cette action permet une nouvelle fois aux Organisations Syndicales d’être reçues par le Maire Adjoint chargé des Personnels.

Quelques avancées sont consenties avec une date de rendez vous le 1er juillet 2008, les Personnels décident de reconduire le mouvement pour 55 minutes par jour et se donnent rendez-vous pour une nouvelle journée d’action le 3 juillet 2008.

Ce 3 juillet, les personnels décident de reconduire la grève pour le lendemain et, à l’initiative de la CGT, participent à l’occupation des 4 Mairies d’arrondissements concernées par les privatisations.

Le 4 juillet, les grévistes réunis en Assemblée Générale prennent acte des dernières avancées :

  • Les marchés ne seront pas passés pour 7 ans mais pour 5 ans ce qui nous permet d’avoir une perspective d’un vaste débat sur la re-municipalisation de l’ensemble des tâches confiées aux multi-nationales.

  • Les 9ème et 16ème arrondissements sont déconnectés de l’appel d’offre et cela permet encore de conserver après débat la sauvegarde de la collecte en Régie.

  • La convocation d’une 1ère réunion le 10 juillet 2008 avec la DPE

  • Un engagement que les discussions à venir seront tripartites à savoir avec l’avis des mairies d’arrondissements, la Direction et les représentants des personnels.

  • La confirmation au plus haut niveau de l’Exécutif Municipal d’un manque important de salariés pour pouvoir rendre un Paris Propre Partout.

 

L’Assemblée Générale décide de reconduire la grève pour 55 minutes et d’une nouvelle journée d’action le 7 juillet 2008 avec l’ensemble des personnels de la Ville de Paris avec un rassemblement devant l’Hôtel de Ville.

Le 7 juillet, s’il y a une nouvelle fois une remontée du nombre de grévistes, la  présence est faible devant l’Hôtel de Ville.

La délibération devait passer au Conseil de Paris le 8 juillet 2008, mais coup de théâtre, nous apprenons très tardivement le 7 juillet que le Maire de Paris décide de la faire passer le 7 juillet au soir, ayant peur d’une action certaine pendant le Conseil de Paris le 8 juillet.

La CGT va au Conseil de Paris pour écouter les débats afin de s’assurer que les avancées sont bien prises en compte, entendre les demandes des Conseillers de Paris et connaître le résultat du vote.

Le Syndicat CGT du Nettoiement dès le 8 juillet informe l’ensemble des autres Organisations Syndicales et pose la question de la reconduite ou non du mouvement.

Car à partir de cet état de fait la question se pose : pourquoi faire continuer un mouvement gréviste qui fait perdre de l’argent aux agents tout en sachant que le Conseil de Paris a voté ?

La CGT prend ces responsabilités, elle décide de suspendre le mouvement et obtient l’autorisation pour une Assemblée Générale de l’ensemble des personnels le 16 juillet avec l’ensemble des Organisations Syndicales.

Le 10 juillet, 1ère rencontre entre toutes les Organisations Syndicales et la Direction de la DPE. Au cours de cette rencontre une Organisation Syndicale annonce son boycott de ces réunions, une autre dit qu’elle ne sera qu’observatrice, nous aurions préféré que l’ensemble des organisations syndicales fasse un front unique, il en va d’une autre manière !
 
Pour la CGT, les choses sont claires, les grévistes ont gagné ces rencontres, les grévistes les ont actées, la CGT y participera pour faire échec aux privatisations et  demande un grand nombre d’éléments techniques permettant de calculer les besoins réels en Propreté arrondissement par arrondissement. Au cours de cette audience, la CGT demande le paiement des jours de grève ou au moins le choix pour les agents d’un retrait sur la fiche de paie ou par des RTT ou CA ou RC, cette demande est confortée par 2 autres Organisations Syndicales, à cette audience du 10 juillet, il est acté d’une nouvelle rencontre de ce type avec la DPE le 26 juillet 2008.

A la suite de cette audience, nous réitérons par courrier au Maire de Paris cette demande, nous redemandons le retrait de la privatisation des 4 arrondissements, nous réaffirmons que la CGT n’accompagnera aucune privatisation et fera des propositions pour les éviter, nous demandons la re-municipalisation complète des ENC, de la collecte des RDP…

Sur les jours de grève la réponse du Maire de Paris est l’étalement dans le temps des jours de grève avec 3 jours maximum par mois.

Le 26 juillet, une partie des éléments demandée par la CGT est remis à l’ensemble des Organisations Syndicales présentes.

Au cours du mois d’août, 200 réunions sont faites entre les agents et leur division pour qu’ils donnent leur mots sur l’organisation du travail (collecte et nettoiement) et la partie relations humaines.

Si nous faisons ce point c’est aussi pour poser certaines questions à l’ensemble des personnels :

Les grévistes ont gagné un certain nombre de points, est ce que les Organisations Syndicales doivent les respecter ou pas ?

Pour la CGT, c’est clair les agents ont gagné ces rencontres, il est de notre devoir, de notre responsabilité, d’y participer activement pour faire avancer leurs revendications contre les privatisations, pour les re-municipalisations, pour les effectifs, contre les ré-organisations sur le dos des agents, pour leurs reclassements indiciaires et leurs déroulements de carrière…

Les privatisations ou les re-municipalisations se feront ou pas, est-ce que les Organisations Syndicales doivent laisser faire la DPE et le Maire de Paris ?

Pour la CGT, c’est clair nous ne pouvons pas laisser faire nos employeurs, nous continuerons à employer tous les moyens qui sont à notre disposition pour éviter toute privatisation et pour re-municipaliser, pour protéger notre statut, notre carrière, notre retraite et garantir un Service Public de qualité.

Les 6 garages sont appelés à disparaître, faut-il laisser faire le Maire de Paris et qu’il nous dise quand il n’y aura plus de garage : on est obligé de tout privatiser ?

Pour la CGT, il faut contraindre le Maire de Paris à ne pas renoncer à ces garages, à investir dans ces garages pour ne pas les perdre et améliorer les conditions de travail, avoir un plan garage pour chercher des terrains dans Paris pour créer de nouveaux garages.

La collecte dans le 2ème arrondissement va être entièrement re-municipalisée avec quelle organisation du travail ?  La proposition de la Direction c’est de regrouper les agents du 2ème soirée avec les agents du 12/9, est ce que les Organisations Syndicales doivent laisser faire ?

Pour la CGT c’est non, l’avis doit revenir aux personnels, les Organisations Syndicales doivent prendre leur responsabilité, pour le Syndicat CGT du Nettoiement comme nous l’avons dit à la Direction et après avoir l’avis des personnels, les agents du 2ème soirée doivent rester dans leur atelier actuel, à la fois pour leur condition de travail et la garantie d’une re-municipalisation dans de bonnes conditions.

La collecte dans les 3ème, 9ème, 16ème et 19ème arrondissements doit ou pas être privatisée, pour l’instant personne n’a dit son dernier mot en tout cas pas nous, est-ce que les Organisations Syndicales doivent laisser faire ?

La Direction a proposé le passage des 9ème et 16ème arrondissements au roulement 7h01, soit la perte pour chaque agent de 16 jours de RTT par an, la CGT dit non à cette réorganisation et propose la création d’un garage près du 16ème, plus d’effectif dans ces 2 arrondissements…
 
S’il y a privatisation dans le 19ème arrondissement, le Conseil Municipal de cet arrondissement a voté de garder l’intégralité des effectifs dans cet arrondissement, le Conseil de Paris a validé ce vote, est-ce que les Organisations Syndicales doivent veiller à ce que ce vote soit respecté ?

Pour la CGT, nous continuons à demander la sauvegarde y compris du mode mixte dans cet arrondissement mais s’il advenait autre chose, la CGT doit tout faire pour le respect de  l’engagement pris par les politiques…

S’il y a privatisation, il y aura 130 postes supprimés à plus ou moins court terme. Les Organisations Syndicales doivent-elles laisser faire ou se battre pour les conserver ?

Pour la CGT, là encore, il ne faut pas laisser faire les patrons, il faut se battre, car quand certains disent : « on se bat pour de meilleures retraites », c’est beau, mais si l’on ne fait rien pour conserver l’emploi de Fonctionnaires, si l’on ne fait rien pour créer des emplois, et bien l’on participe activement à la casse de notre retraite !

La CGT prend ses responsabilités, elle a fait des propositions pour ne pas privatiser, en matière d’emplois, de modernisation du matériel, d’implantation de garages, d’évacuation des déchets, d’un meilleur accueil des stagiaires, de reclassements indiciaires et déroulements de carrière pour les Eboueurs, CEN – AEN…  
  
D’autres questions peuvent se poser, nous sommes prêts à en débattre avec l’ensemble des organisations syndicales mais avec et devant les salariés plutôt que par l’intermédiaire de tracts qui font un débat stérile.

La CGT continue dans la négociation, dans la lutte, à pousser le Maire de Paris pour qu’il prenne en compte l’avis des Personnels, de leurs représentants, pour qu’il renonce à toute privatisation, pour qu’il re-municipalise.

La CGT l’a toujours fait et n’abandonnera jamais, ne laissera pas faire, d’ailleurs souvenez-vous pour que le Maire de Paris re-municipalise même partiellement les 2ème, 3ème et 19ème arrondissements, le Syndicat CGT du Nettoiement pendant plus d’un mois a distribué devant chaque Mairie d’arrondissement, dans 2 marchés par arrondissement plus de 80 000 tracts et c’est cette action qui a contraint le Maire de Paris à re-municipaliser.

 

Non la CGT ne fera pas comme les vaches au bord des prés,

elle ne regardera pas les trains passer et pour ça elle continue le combat.

 

Le 9 septembre, lors du CTP DPE, nos Elus CGT interpellent le Maire Adjoint chargé de la Propreté sur l’ensemble de nos revendications et pour dénoncer la prime de 700 € à 2 000 €  qu’ont touché les Cadres des Divisions.  

Le 17 septembre, nous ré écrivons au Maire de Paris pour lui demander une audience et lui demander de respecter l’avis des Personnels, de leurs représentants et donnons un ultimatum au Maire de Paris pour qu’il prenne ses responsabilités au 15 octobre 2008 au plus tard.

Le 29 septembre, nous déposons un préavis de grève contre les privatisations, pour la re-municipalisation, pour l’ouverture immédiate de négociations sur un plan garage, sur les effectifs, sur les reclassements indiciaires et déroulements de carrière des Eboueurs, CEN –AEN.

Le 7 octobre, les Personnels sont appelés à se rassembler devant l’Hôtel de Ville, la CGT est reçue par le Directeur de la DRH mais sans mandat, le Syndicat CGT du Nettoiement claque la porte.

Le 10 octobre, lors du CSAP, la CGT interpelle la Maire Adjointe chargée des Personnels toujours sur les mêmes questions et dépose un amendement pour l’amélioration des carrières des agents.

Le 15 octobre, le Maire de Paris n’ayant pas répondu à nos différents appels et mettant en place un large dispositif de sécurité autour de l’Hôtel de Ville et d’autres points pendant plusieurs jours, craignant une occupation de la CGT, nos Elus CGT à la CAP interpelle une nouvelle fois la Maire Adjointe chargée des Personnels, dans le même temps nous envoyons un courrier à l’ensemble des Conseillers de Paris pour leur demander de renoncer à la privatisation et dévoiler l’attitude du Maire de Paris .

Le 16 octobre, nous informons l’ensemble de la Presse.

Le 17 octobre,  prévenant le Maire de Paris que nous sommes prêts à une action visible, le Maire Adjoint chargé de la Propreté nous accorde une audience le 22 octobre.

Le 22 octobre, à 8h30, nous rencontrons pour la 4ème fois la DPE, avec les Organisations Syndicales continuant à participer, à cette réunion le ton a changé, après nous avoir fait le bilan des réunions faites avec 14 Mairies d’arrondissements, la Direction de la DPE nous dit vouloir suivre quelques pistes émises par les agents et par leurs représentants sur différents sujets : organisation du travail, gestion des inaptes, accueil des stagiaires, formation d’accueil, formation continue, tutorat, visite médicale et nous fait part de différents investissements dans les garages…

Toujours le 22 octobre à 15h00, la CGT est reçue par le Maire Adjoint chargé de la Propreté, nos questions sont simples : renoncement de la privatisation, création d’emplois, plan garage, re-municipalisation complète, reclassement indiciaire et déroulement de carrière.

A ces questions, le Maire Adjoint chargé de la Propreté répond :

Sur les privatisations rien n’est figé, rien n’est décidé, les personnels et leurs représentants ne seront pas informés au dernier moment.

Sur les effectifs, s’il dit que l’on ne règlera pas tout en embauchant toujours plus, il n’écarte pas l’idée d’emplois supplémentaires.

Sur le plan garage, il confirme qu’il y a aura bien des investissements dans les garages, il dit avoir diligenté la Direction de l’Urbanisme pour rechercher des implantations.

Sur les re-municipalisations, il dit ne pas avoir d’opposition de principe pour faire un étude.

Sur les reclassements indiciaires et déroulements de carrière, il nous renvoie à la Maire Adjointe chargée des Personnels.

Bien sûr que toutes ces réponses ne nous satisfont pas pleinement, en tout cas nous savons où nous allons et nous informons régulièrement les personnels, nous devons une nouvelle fois rencontrer le Maire Adjoint chargé de la Propreté.

En attendant, le 30 octobre, la CGT rencontre la Maire adjointe chargée des Personnels lors de cette audience nous aborderons entre autres, les privatisations, les effectifs, les reclassements indiciaires et déroulement de carrière,  l’APS, l’augmentation de la prime de 200€ du mois de janvier 2009…

 


LE SYNDICAT CGT DU NETTOIEMENT NE LACHERA PAS L’AFFAIRE.

A CEUX QUI PENSENT QUE CELA NE SUFFIT PAS,

QUE CELA NE VA PAS ASSEZ LOIN

NOUS LEURS DISONS NOUS SOMMES D’ACCORD

VOUS ALLEZ AVOIR L’OCCASION DE VOUS FAIRE ENTENDRE

LES 13 ET 14 NOVEMBRE 2008

SI VOUS VOULEZ QUE LA CGT SOIT ENCORE PLUS ECOUTEE

AUX ELECTIONS CAP – CCP

VOTEZ CGT ET FAITES VOTER CGT

NE LAISSEZ PAS DECIDER A VOTRE PLACE
 

 

 


Vous avez la parole !

Les 13 et 14 Novembre 2008

Faites parler les urnes !

votez CGT
 

CAP CCP CGT 2008
 
 
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