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La Révision Générale des Politiques Publiques
ou Plan de destruction massive des Services publics
La RGPP vise à réduire brutalement les dépenses publiques, en renvoyant au secteur privé les activités de production de services, ce qui induit à terme une suppression importante des effectifs d’agents publics et la mise en oeuvre d’une politique de précarisation de l’emploi public.
En parallèle, est menée une réforme en profondeur du statut de l’ensemble des fonctionnaires des trois versants de la Fonction publique (Etat, Hospitalier et Territorial), visant à remettre en cause tous les acquis en termes de protection pour les agents et donc de garantie d’accès égalitaire au service public.
LE PLAN PREVISIONNEL DE DESTRUCTION
- 35 000 postes supprimés à l’Etat, 23 000 déjà rayés dés cette année, au motif que les personnels publics coûtent trop cher, à plus ou moins long terme c’est la suppression de 200 000 emplois à la Territoriale. Privatisation à outrance des missions de Service Public au mépris de la qualité du service rendu aux usagers, remettant en cause le rôle et les missions de la Fonction publique.
- Précarisation de l’emploi public par une incitation forte au recours à l’intérim, aux temps non complets. Institution d’une prime au départ volontaire des agents.
- Licenciement à l’Etat en cas de refus de nouveaux postes.
- Distribution de dotations supplémentaires aux collectivités qui gèleraient ou réduiraient leur masse salariale, avec en revanche une réduction de ces mêmes dotations aux collectivités qui souhaiteraient conserver un service public de qualité en direction de ses usagers par le développement de l’emploi public
En clair, l’objectif du gouvernement tend à la disparition du Statut et des Services Publics
Le développement et l’amélioration des services publics et de l’emploi statutaire ne constituent pas une charge financière pour la Nation mais un atout formidable. C’est pourquoi la Fédération CGT des Services publics revendique que les moyens nécessaires soient affectés au développement des Services Publics par la création d’emplois publics statutaires.
Ensemble, manifestons le 10 juin 2008
pour une réorientation des politiques publiques
qui répondent aux besoins des usagers, des salariés, des citoyens !
MANIFESTATION
Le mardi 10 juin 2008 à 14h00
de Gobelins à Sèvres Babylone
Derrière la camionnette du Syndicat C.G.T. du Nettoiement
Un préavis de grève a été déposé.
Mardi 17 juin 2008
GREVE ET MANIFESTATION
Pour garantir l’avenir des retraites fondées
sur la solidarité entre les générations.
Les réformes Balladur de 1993 et Fillon de 2003 ont déjà considérablement dégradé les niveaux des pensions perçues par les salariés partis en retraite. Le gouvernement est resté sourd au lendemain des manifestations unitaires du 22 mai. Pas question d’ouvrir la moindre négociation sur le sujet : « les choix de 1993, 2003 et 2007 sont confirmés ».
Cela conduirait à aggraver encore les situations des retraités dans les prochaines années puisque est programmée une baisse relative des pensions d’un tiers !
L’allongement à 41 ans du nombre d’années de travail pour obtenir une retraite à taux plein est inacceptable : avec une entrée plus tardive sur le marché du travail, des carrières précaires et des licenciements avant 60 ans, les réformes visent à empêcher les salariés de bénéficier des retraites à taux plein et à diminuer le pouvoir d’achat des retraités.
Pour répondre véritablement au «vieillissement» de la population, garantissant le pouvoir d’achat des retraités, il faut obtenir de nouveaux financements, mettant notamment à contribution les profits financiers qui ne cessent de croître.
S’opposer à la déréglementation du temps de travail
Le gouvernement a annoncé l’intention d’ajouter une deuxième partie au projet de loi reprenant la position commune, négociée entre les syndicats et le patronat, reconnaissant que la représentativité des syndicats doit reposer sur le vote des salariés dans les entreprises. Cette deuxième partie n’a rien à voir avec ce besoin de démocratie sociale.
Le projet vise à supprimer ou modifier près de 70 articles du code du travail concernant l’organisation du temps de travail dans les entreprises !
Il aurait pour conséquence d’allonger la durée effective de travail de millions de salariés, de réduire le paiement des heures supplémentaires et d’accroître encore la flexibilité des horaires!
Travailler toujours plus, plus longtemps pour ne rien gagner sinon une santé et une qualité de vie de plus en plus précarisées, ça suffit !
Après les mobilisations du 22 mai, participons encore plus nombreux à la journée de manifestations et d’arrêts de travail du 17 juin !
Une véritable politique de plein emploi et la réforme du mode
de la cotisation des entreprises pourront permettre
de financer durablement le système des retraites
du secteur privé et du secteur public.
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