Accueil
Vers PDF  IMPRIMER  Les Autres Documents Mis en ligne le 4 Février 2009
 
Syndicat C.G.T. des égouts logo egouts
 

 


Lettre Ouverte du Syndicat CGT des égouts de Paris

à Monsieur Bernard THIBAULT

Secrétaire Général de la CGT

------

Suivi de la lettre de M. Rudy PAHAUT
 

 

Cher Camarade,

Nous tenons à vous informer que lors de la manifestation du 29 janvier 2009 qu’un membre de notre Bureau syndical CGT des Egouts a été pris à partie par des membres des forces de l’ordre qui l’ont roués de coups.

Cela s’est passé vers 20 h 00 place de l’Opéra à Paris en allant prendre le métro pour regagner son domicile.

Nous tenions à te le faire savoir et te demandons d’intervenir en faisant un dénoncé individuel ou collectif de cas similaires qu’on t’aurait éventuellement rapporté afin que nous puissions en faire une démarche commune.

Il est inadmissible que des militants pacifiques se fassent rouer de coups en toute impunité.

Reçois Cher Camarade, nos salutations fraternelles.

 


 


Lettre de M. Rudy PAHAUT
 

 

Madame, Monsieur,

Lors de la manifestation du jeudi 29 janvier 2009 à Paris entre Bastille et Opéra, je me suis fait battre sauvagement par des CRS, alors que je tentais de regagner l’entrée du métro.

Cela s’est passé vers 20 h 00, place de l’Opéra. Des agents de police et des gendarmes avaient divisé une partie du convoi. Le groupe où je me trouvais tentait de regagner la suite du cortège plus en avant. Des policiers nous dirigeaient vers le métro place de l’Opéra, lorsque des CRS nous ont bombé de lacrymogène et frappé à coups de bâtons et à coups de pieds, même au sol, alors que je n’y voyais plus du fait que mes lunettes ont été piétinées et que le gaz lacrymogène me brûlait les yeux, les coups n’ont pas cessé.

J’ai tenté de déposer une plainte à deux reprises suite à ces faits qui m’ont valu d’aller aux urgences pour faire constater les nombreuses ecchymoses qui me font encore souffrir.

A deux reprises et dans deux commissariats différents, les agents de police n’ont pu recueillir ma déclaration, l’un d’eux m’a discrètement remis un post-it avec la phrase « IGS Paris 12ème » afin de porter plainte.

A l’IGS, on m’a fait comprendre qu’une plainte contre les CRS sans pouvoir incriminer un individu en particulier ne servirait à rien, car je ne pouvais pas reconnaître l’agent qui m’a porté des coups. Je ne comprends pas que dans un pays où tous les individus naissent libres et égaux en droit, qu’on puisse encore se faire battre par une minorité d’agents qui servent le gouvernement.

Les blessures qui m’ont été affligées sont toutes autant physiques que psychologique, du fait qu’elles ne sont aucunement justifiées. Je me suis rendu compte à mes dépens qu’il ne fait pas bon être un travailleur dans la précarité.

Il y a 500 ans, on battait les esclaves pour qu’ils travaillent, aujourd’hui on bat les ouvriers pour qu’ils se taisent.

Je reste dans l’espoir de jours meilleurs où nous serons enfin libres et égaux devant les hommes qui dirigent notre pays.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

 

 
REAGIR SUR CE COMMUNIQUE NOUS CONTACTER
 
 Plan du site  -  Webmaster  -  Mentions Légales  -  Contact      Haut de Page