RENCONTRE INTERNATIONALE
Du 17 novembre 2007
Entre territoriaux de France et du Sénégal
Présents :
- Mme N’DIAYE Sidya, Secrétaire Générale des Mairies.
- Mr LAVANIER Jules, Ville de Paris.
- Mr MEDESIR Emmanuel, Territoriaux d’Ivry sur Seine
- Mr PHIBEL Alain, Territoriaux d’Ivry sur Seine
- Mr MANE José, Secrétaire Général de la CYNTRAS
Situation des fonctionnaires : 8900 agents au Sénégal. Les titulaires représentent 3200 agents à Dakar.
La retraite est versée tous les trimestres et ne représente à peine le tiers du salaire qui n'est déjà pas très excessif.
- Agent : 20 euros par trimestre
- Cadre : 100 euros par trimestre
Les enfants sont à la charge des parents même à la retraite.
Les fonctionnaires réclament un statut pour chaque corps de métiers, afin de déterminer les droits de chacun selon sa spécificité. Les fonctionnaires veulent établir un réseau, ce qui leur permettrait de comparer les textes de la fonction publique Française avec les leurs.
Problème de sécurité dans les différents services :
- Les difficultés dues à la pénibilité et à l'usure du métier occupé, ne sont pas prises en compte.
- Pas de soutien psychologique, moral et médical.
- Pas de bureau de lamentation.
Les agents municipaux ce sont battus pour changer les statuts des médecins, des dockers etc.
En 1974, un décret comporte le statut des non fonctionnaires géré par le code du travail comme pour le public, depuis rien n'a été révisé.
Les régions, les communes et les conseillers généraux n'ont pas de contrat de travail.
Ils ont des contrats de prestations de service, CDD, CDI et intérim.
Les collectivités locales n'ont pas les mêmes statuts que les grandes villes, l'état participe occasionnellement aux frais des Mairies les moins soutenues.
Concernant les formations, elles ne sont pas prises en charge, l'agent doit financer sa formation, un agent ne peut pas évoluer dans sa profession vu les moyens que l'état met à leur disposition.
La mutation et le rapprochement familial, n’existent pas, c'est le souci de nombreux divorces dans ce pays.
Les agents se battent pour récupérer deux à trois années de salaire, les Mairies ne peuvent subvenir, manque de finance.........
80% des élus restent en Mairie quand les travailleurs se battent.
Le clientélisme empêche les agents d'aller en grève, pour cause, la plupart de ces agents ont intégré la Fonction Publique par rapport à un membre de leur famille.....
Les politiciens ne s'intéressent pas aux problèmes des travailleurs et ne les défendent pas.
Le manque de formation syndicale oriente les militants avec très peu d'atouts pour combattre les patrons :
- ces travailleurs ne sont pas pris aux sérieux lors des affrontements auprès de leur patronat.
- Ils ne peuvent revendiquer le partage des richesses.
Il y a des centrales syndicales qui sont pour la lutte et d'autres pour la négociation, cela crée un déséquilibre massif dans la revendication. L'unité dans l'action est fondamentale pour se faire entendre et vaincre.
Le matraquage idéologique de la presse suite aux manifs : créer la répression pour maintenir le peuple dans la précarité et la misère.
Les syndicalistes souhaitent profiter de l'expérience que nous avons acquis afin d'être plus fort devant le capitaliste triomphant et méprisant.
Les organisations syndicales du Sénégal ont adhéré à la CES.
Conclusion :
Développer une coopération avec la Fédération des Services Publics de France, et l’Union Syndicale des Services Publics Parisiens.
Le statut de la Fonction Publique Territoriale, le statut des corps de métiers, bilan social, à quoi sert un CTP-CHS CAP, leur fonctionnement.
Le document unique, le déroulement de carrière des métiers, la commission des Pupilles.
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