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Malgré l’opposition des représentants de la majorité des salariés cotisant à l’IRCANTEC – CGT, FSU, FO – le gouvernement a décidé d’imposer, avec l’assentiment des autres organisations syndicales (CFDT, UNSA, CFTC, CGC, soit 36,2 % de représentativité) une réforme qui entérine à la fois une forte baisse des futures pensions et une augmentation des cotisations. Cela va se traduire très concrètement par la diminution des retraites de 20 % pour les salaires inférieurs à 2773 euros et de 30 % au delà de ce plafond ! La CGT a décidé de mobiliser les non titulaires, concernés au premier chef, mais aussi les titulaires, parce que cette réforme représente un enjeu pour tous. En effet, le gouvernement, avec en plus le soutien d’une partie des organisations syndicales, veut obliger les salariés à financer une partie de leur retraite à travers un régime de capitalisation. Le régime par répartition qui permet la solidarité entre génération est menacé et la logique du chacun pour soi (chacun épargne pour sa retraite) tant prônée par le gouvernement mettrait les salariés à la merci des fonds de pension et des crises des marchés financiers. Evidemment, le gouvernement se justifie en affirmant que l’équilibre du système de retraite IRCANTEC est menacé. C’est faux ! Des études officielles ont clairement démontré le contraire ! L’introduction d’une dose de capitalisation pour les non-titulaires s’inscrit dans la même logique que le RAFP (Régime Additionnel de la Fonction Publique), qui est une nouvelle caisse de retraite obligatoire par capitalisation pour les fonctionnaires et qui fait appel elle aussi aux fonds de pension et aux marchés financiers. La crise financière actuelle montre à quel point le transfert de nos retraites vers un système de capitalisation risque de mettre les salariés à la merci des fluctuations de la bourse.
Nous devons refuser de jouer nos retraites au casino de la bourse !
Une réforme « politique » injuste et dangereuse
Les études officielles réalisées à la demande des représentants du personnel, montrent que le régime ne court aucun risque de déficit avant 2020 et qu’au-delà de cette date, une augmentation modérée des cotisations suffirait à assurer les versements sur la base des droits actuels, sans qu’il soit nécessaire de baisser le niveau des pensions. Mais à aucun moment, le gouvernement n’a accepté de discuter à partir de ces études. Campés sur une posture dogmatique, ses représentants ont fait du principe même de la baisse des pensions de l’IRCANTEC un objectif politique, sans rapport avec les besoins réels de financement.
Pour le gouvernement, il s’agit d’inscrire l’IRCANTEC dans le projet libéral de réforme de la retraite par répartition en France, qui consiste à réduire la partie obligatoire « de base », ce qui contraindra les agents à se tourner vers des systèmes complémentaires privés par capitalisation, plus onéreux et inégalitaires, mais fort juteux pour les établissements financiers et d’assurance dont les campagnes de promotion ont déjà commencé. L’actualité de la crise financière montre la dangerosité de ce système !
Les propositions de la CGT pour assurer la pérennité de l’IRCANTEC
Ce régime est étroitement tributaire de la politique de recrutement dans les fonctions publiques : quelle part de non titulaires dans les recrutements ? Quel avenir ensuite pour ces agents, avec éventuellement et comme le demande la CGT, des titularisations ? C’est donc à l’État en tant que législateur et aux employeurs publics (État, collectivités territoriales et hospitalières) que revient la responsabilité d’assumer les conséquences de leurs choix en assurant les financements éventuellement nécessaires par une augmentation de leurs cotisations. Avec comme objectif un taux de remplacement de 75 % à 60 ans pour une carrière complète, l’avenir de l’IRCANTEC peut parfaitement être assuré sur le long terme, sans baisse des pensions. Cela exige enfin et surtout une volonté politique de garantir un taux de remplacement suffisant notamment grâce à une contribution plus équitable des employeurs. La CGT a lancé, dans les trois versants de la Fonction Publique une campagne de pétition demandant que le décret qui officialise cette régression soit abrogé et que les propositions défendues par les organisations syndicales majoritaires (CGT, FSU, FO) et leurs représentants au CA de l’IRCANTEC soient mises en discussion.
SIGNER LA PETITION EN LIGNE POUR LA DEFENSE DE NOS RETRAITES
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