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Vers PDF IMPRIMER  Les Autres Documents  Accueil Mis en ligne le 6 Juin 2010
 
Syndicat CGT des personnels du
Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris
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POUR DES RETRAITES

SOLIDES ET SOLIDAIRES
 

 

Le projet actuel du gouvernement est de remettre en cause l'acquis social d'un départ à la retraite à 60 ans.

En 2010 comme en 1936, année du droit à des congés payés par l’employeur, les classes dirigeantes disent toujours la même chose. D’après eux, le partage des richesses produites n’est pas possible. L’histoire nous démontre le contraire !

 

Pourquoi ce projet est-il inacceptable ?

Il pénalisera lourdement les personnes qui ne peuvent pas travailler plus longtemps parce qu'elles sont déjà usées et fatiguées.

D'autres, sans emplois, n'auront pas d'autre choix que de continuer à percevoir les allocations de chômage, d’invalidité ou le RSA.

Quant aux jeunes en recherche d'emploi, ce recul d’âge va réduire d’autant leurs chances d'intégrer un travail rapidement.

 

Qui creuse le trou ?

Sous le gouvernement Jospin un fonds de réserve des retraites a été créé, il a été alimenté jusqu'en 2002. Actuellement la droite a préféré attribuer des milliards d'euros aux riches sous la forme d'un bouclier fiscal au lieu de consolider et d'accentuer le provisionnement de ce fonds.

Johnny Hallyday n'a pas pour autant réintégrer la France pour y payer ses impôts !
Il est donc urgent de désintégrer le bouclier et d'avoir recours à un financement des retraites par la taxation des profits et des revenus financiers. Il faut élargir l’assiette des cotisations aux revenus qui aujourd’hui n’y sont pas soumis : participation, bonus, intéressement, stock options. La Cour des comptes a évalué un manque à gagner de 9 à 10 milliards d’euros pour la protection sociale.

Pourquoi ne pas instaurer une taxe sur chaque transaction boursière ?

 

A combien se monte le déficit des caisses de retraites ?

Selon le rapport du COR (conseil d'orientation des retraites), pour réguler le déficit jusqu'en 2030, il suffirait d'augmenter les cotisations de 5%, d’abord patronales et salariées si nécessaire.

Cette piste est écartée par le MEDEF qui ne veut jamais mettre la main à la poche car cela modifierait la répartition de la richesse produite. Il s’agit de faire payer la crise du capitalisme aux salariés et aux retraités, sans toucher aux privilèges des classes qui se sont enrichies.

 

Chiffres clés

Les salariés ne décident pas de leur maintien au travail, ils « sortent » des entreprises à 58 ans et 9 mois en moyenne.

L'allongement de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein (public, privé) actuellement de 40 ans et 6 mois atteindra 41 ans (164 trimestres) en 2012 (loi Fillon de juillet 2003).

 

Refusons de travailler plus longtemps

Pourquoi devrions-nous travailler plus longtemps au prétexte que nous vivons plus longtemps ? C’est une bien singulière conception des progrès de civilisation.

41 ans de cotisation pour une retraite à taux plein, c'est déjà beaucoup trop...

 

Plus d’infos ( voir le dossier retraite de la CGT-CASVP

sur http://cgt-casvp.blogspot.com

 

 
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