Service Social
HARCELEMENT DANS UN SSDP
Lors de sa création en octobre 2005, ce Service Social se voulait être la « vitrine » d’une nouvelle organisation de service social et non celle évoquant la souffrance au travail…
Ce service, constitué en majorité de jeunes professionnels non titulaires, a été le théâtre de comportements « atypiques » de la part de son encadrement pour reprendre les propos de l’Administration .
Il ressort que la configuration du site est telle que près de soixante personnes travaillent au sein de ce service sans avoir de relations entre elles.
Mais, cette situation est peut-être aussi due au manque de réunions de service régulières, voire à l’absence de projet de service commun.
Dans ce contexte, beaucoup d’agents n’ont pas eu connaissance de ce qui se tramait.
Dès la création du service, des agents ont été exposés aux foudres d’un encadrement inadapté, voire maltraitant.
La CGT, qui a suivi « l’affaire » de près, a interpellé l’Administration concernant le mal-être qui régnait au sein de ce service. Certains collègues ont été déplacés précipitamment, l’Administration ayant entendu leur souffrance.
Une formation de « coaching » a également été proposée aux encadrantes.
Or, aucune amélioration n’ayant été constatée, la CGT a de nouveau interpellé la Direction de ce que vivaient ou avaient vécu des agents (certains ayant déjà quitté le service) :
« intimidations, humiliations, moqueries, critiques, sarcasmes en public, agressivité, colère, sentiment d’être surveillé ou désavoué dans leur travail, prise de décision sans concertation auprès des collègues intéressés, autoritarisme déplacé dans un contexte professionnel, mise à l’écart, loi du silence, notamment ».
Au vu de la gravité des faits relatés, un conseil de discipline a été convoqué.
Le 8 juillet dernier, une Conseillère Socio-Educative, à l’origine des pressions, a été sanctionnée.
A ce jour, elle a repris ses fonctions d’encadrement au sein du même service. C’est pourquoi nous resterons vigilants.
La CGT a pris acte qu’une cellule psychologique a été mise en place mais, de tels dégâts, de part et d’autre, auraient pu être évités si une attention plus particulière avait été portée à ce que les personnels et les syndicats avaient relayés.
Une fois de plus, quand les salarié(es) se rassemblent et agissent, leurs revendications ont plus de chances d’être satisfaites.
Article 11 du chapitre II de la loi 83-634 du 13 juillet 1983 :
« La collectivité publique est tenue de protéger les fonctionnaires contre les menaces, violences, voies de fait, injures diffamations ou outrages dont ils pourraient être victimes à l’occasion de leurs fonctions, et de réparer le cas échéant, le préjudice qui en résulte ».
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