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L’AUGMENTATION DU POINT D’INDICE, C’EST MIEUX QUE LES HEURES SUP' !

Vendredi, 8 Février, 2019 - 11
L’AUGMENTATION DU POINT D’INDICE, C’EST MIEUX QUE LES HEURES SUP' !

L’AUGMENTATION DU POINT D’INDICE,

C’EST MIEUX QUE LES HEURES SUP' !

 

Après les annonces du président de la Ré- publique, le secrétaire d’État en charge de la Fonction publique affirme que faire des heures supplémentaires, sans cotisations sociales ni impôt sur le revenu, c’est mieux, plus gratifiant et moins onéreux que d’augmenter la valeur du point d’indice.


VOILÀ BIEN DES PROPOS QUI RELÈVENT AVANT TOUT DE L’INTOX !
ESSAYONS DONC D’Y VOIR PLUS CLAIR.


1 -  La première entourloupe, c’est de comparer des dispositifs qui ne sont pas du même ordre.
Comme le pouvoir en place feint de l’oublier, rappelons une vérité toute simple : les heures supplé- mentaires sont celles accomplies au-delà de la durée légale du travail !
Autrement dit, il ne s’agit en aucun cas d’une augmentation salariale comme l’est la revalorisation du point d’indice. Avec les heures supplémentaires, on se situe complètement dans le « travailler plus pour gagner plus » cher à Nicolas Sarkozy.
Cruelle réalité : on ne s’étonne même plus qu’un ancien élu socialiste promeuve les thèses de la droite la plus libérale…

Or, travailler davantage que la durée légale comporte quelques inconvénients et pas des moindres.

D’abord, le paiement ne compense en rien les risques liés au sur-travail, que ce soit pour la santé du salarié comme pour sa vie sociale et familiale, entre autres choses.
Ensuite, les agents de certains services publics – la police, les hôpitaux, etc. - accumulent déjà des quantités astronomiques d’heures supplémentaires, non payées et non récupérées. On ne palliera pas le manque crucial d’emplois de nombreux secteurs par des heures supplémentaires. Il faut embaucher !

Enfin, la majorité des personnels des trois versants de la Fonction publique ne peut se voir rémunérer, en raison des textes réglementaires, les heures supplémentaires qu’ils pourraient éventuellement effectuer.
Le recours accru aux heures supplémentaires est donc source d’inégalités renforcées.
Ajoutons un dernier élément qui, pour être évident, n’est pas mis en avant : lorsqu’on ne fait plus d’heures supplémentaires, souvent pour des raisons impéra- tives, le pouvoir d’achat régresse !

Tous ces travers n’existent pas lorsqu’on augmente la valeur du point.

2 - La seconde manipulation du gouvernement est d’affirmer que cela revient moins cher d’actionner le levier des heures supplémentaires que de re- valoriser la valeur du point et que, de surcroît, c’est bien plus rémunérateur pour le salarié.

Et le secrétaire d’État d’avancer le coût de 2 milliards d’euros pour 1 % de hausse de la valeur du point.

MAIS DE QUOI PARLE-T-ON EXACTEMENT ?

Lorsqu’il plébiscite sa mesure liée aux heures supplémentaires, le gouvernement insiste sur le fait qu’elles ne donneront lieu ni à cotisations salariales ni à impôt sur le revenu.
Dès lors, on n’oubliera pas de rappeler que lorsqu’on met en avant la dette et les déficits publics et l’impérieuse nécessité de les résorber, il s’agit bien sûr du ratio entre les dépenses et les recettes.
Donc, s’agissant des heures supplémentaires, il faut prendre en compte non seulement la dépense mais également l’assèchement des recettes.

 

PÉTITION UNITAIRE ORGANISATIONS SYNDICALES FONCTION PUBLIQUE POUVOIR D’ACHAT

 

 

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