SYNDICAT CGT DE LA PETITE ENFANCE DES SERVICES PUBLICS PARISIENS
Bourse du Travail - 2e étage - Bureau 208 3, rue du Château d'eau - 75010 Paris.
Tel : 01 44 52 77 08
Fax : 01 44 52 77 29
Adresse Mail : cgt-pe@hotmail.fr
Actualités par années :

Etat d’urgence sociale: en 2016, mobilisons nous !

Message d'erreur

Deprecated function : The each() function is deprecated. This message will be suppressed on further calls dans _menu_load_objects() (ligne 579 dans /homepages/34/d169115105/htdocs/us_2013/includes/menu.inc).
Mardi, 22 Décembre, 2015 - 11
Etat d’urgence sociale: en 2016, mobilisons nous !

Alors que la pays s’enfonce dans la crise, Hollande et Valls n’entendent pas changer de CAP: Faire  cadeau de dizaines de milliards d’euros aux grandes entreprises sous forme de baisse de cotisations, de baisses d’impôts ou de subventions publiques.
Menées depuis plus de 20 ans, ces politiques ne servent qu’à augmenter les profits des patrons sans créer d’emplois.

Le gouvernement augmente aussi le budget pour l’armée et les interventions militaires françaises à l’étranger.
 
Pour les salariés et la population, c’est l’austérité :  blocage du point d’indice pour les fonctionnaires, gel des aides sociales (retraite, aide à la garde d’enfant, allocation familiale, aide au logement), gel du SMIC, casse du code du travail et de la retraite, fermeture d’hôpitaux, baisse des subventions aux communes,…
 
A la Ville de Paris et à la DFPE, les effectifs constants entraînent le développement de la mobilité forcée des agents et de la précarité.

Dans tout le secteur Public, les salaires sont gelés, et il faut toujours faire plus avec moins de personnel, ou avec du personnel moins qualifié et précarisé.

Avec cette politique, le chômage, la précarité et la pauvreté explosent. Le racisme et l’intolérance aussi.

Et suite aux attentats de novembre dernier, l’Etat d’urgence est utilisé pour interdire des manifestations et réprimer des militants syndicaux.

D’autres choix sont possibles !

De l’argent il y en a. En 30 ans le patronat a bénéficié de centaines de milliards d’euros d’exonération de cotisations sociales (l’argent des salariés !).
 
Il est possible de consacrer une plus grande part des richesses produites par les salariés à leur salaire et pas aux patrons : en augmentant les salaires et en créant des emplois dans les services publics (hôpitaux, écoles, crèches,…).
 
Il faut construire un service public de la Petite Enfance de qualité en formant et en recrutant massivement des professionnelles qualifiées..

Nous revendiquons :

À la DFPE

L’augmentation de la prime pour les agents du Pôle de remplacement et son extension à tous les agents qui remplacent.
L’augmentation de la prime Petite Enfance

À la Ville de Paris 

L’augmentation de l’APS à hauteur de la totalité de la cotisation mutualiste
Des ratios 100% pour toutes et tous
L’augmentation des postes statutaires dans tous les services de la Ville

Nationalement

L’augmentation significative du point d’indice pour rattraper la perte de pouvoir d’achat
Un SMIC à 1700€

Grève nationale
Fonction Publique
Mardi 26 janvier

 

DFPE, Etat des lieux 

Dans une situation d'austérité nationale généralisée, la Ville de Paris n'échappe pas à la logique libérale qui consiste à faire des économies et à demander aux agents de faire plus avec moins de moyens, en personnel notamment.

Les 110 postes supplémentaires gagnés à la DFPE sont le fruit de notre rapport de forces. Mais d'autres décisions ou projets sont lourds de menaces pour nos conditions de travail…
 
A la DFPE, le problème des sous-effectifs n’est pas nouveau, ses conséquences non plus: charge de travail trop lourde, travail en dehors des normes et ratios, avec de trop grands groupes d'enfants, stress, horaires variables, difficultés à prendre ses congés, fatigue, dépression professionnelle, accidents du travail, maladies professionnelles….
 
Pour compenser le manque d'effectifs et les absences de professionnelles qui n'en peuvent plus, une logique de remise en cause des droits s'est mise en œuvre.

 
La DFPE met la pression aux équipes et aux responsables il faut ouvrir, « accueillir » quoi qu'il en coûte. Dans les établissements, la DFPE n'accepte des fermetures de sections ou des réductions d'amplitude horaire que dans des conditions extrêmes. Du coup c'est souvent la polyvalence imposée, le non respect des fiches de poste, des ATEPE aux responsables.
 
C'est la pause de 10mn qui saute, l'heure de grossesse parfois remis en cause, la visite médicale qui est reportée, les congés que l'on ne peut pas prendre, les TP refusés abusivement. Cette situation favorise les conflits entre agents, le harcèlement au travail.
 
Faute de recrutements suffisants, la DFPE réorganise aussi à tour de bras.

 
La DFPE veut transformer le plus d'établissements en multi-accueils, permettant de mixer l'accueil régulier  (de type Crèche) à l'accueil occasionnel (de type halte-garderie »). C'est une logique de remplissage maximal des établissements.
 
La mise en place soit-disant « expérimentale » des petites compagnies où la DFPE promeut le mélange d'âges est un retour vers le passé, en contradiction avec la continuité des soins, l'idée de référence souple. Cette organisation du travail crée un sentiment d'insécurité pour les professionnelles, les enfants et les parents. Elle a pour objectif de rendre plus souple le fonctionnement interne, pour pouvoir accueillir tous les enfants même s'il manque beaucoup de personnel et qu'il n'est pas remplacé.
 
Le dernier projet dont avons connaissance est celui de la semaine des 4 jours. Semaine des 4 jours où les agents auraient un JRTT imposé par semaine, 45mn de pause méridienne et une heure de travail en plus par jour ! C'est une dérogation autoritaire des règles de prise de congés et de la réduction du temps de travail dans nos établissements.
Ici aussi, au lieu de recruter massivement pour permettre aux agents de prendre leurs congés, la DFPE réorganise leur travail, aggravant ses conditions.
 
Les négociations en cours entre la CAF et la Ville de Paris confirment la volonté de passer à un paiement à l'heure ou à la demi-journée pour les parents.
Des machines pour badger / pointer parents et professionnels pourraient faire leur apparition d'ici un an. Avec une connaissance précise à l'instant T des taux d'encadrement et des places « vacantes », la logique du « remplissage » maximal pourrait jouer à plein. Une logique comptable, qui s'assoit sur les conditions d'accueil comme si les jeunes enfants étaient interchangeables.
 
La bataille des effectifs doit se poursuivre avec pour objectif que le recrutement temporaire en 2016 de 50 contractuelles (en plus des 110 postes titulaires) ne soit qu’une parenthèse. Pour faire cesser les réorganisations du travail qui mettent à mal notre santé » au travail.
 
CGT Petite Enfance 3 rue du Château d’eau 75010 Paris 01 44 52 77 08 cgt-pe@hotmail.fr
 

Lien sur fichier en PDF :